Carlos Pinto œuvre pour le "Théâtre équestre"
vendredi 17 février 2006

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Carlos Pinto et Novatel Puy du Fou - Ph. Florence Clot

Cavalier Portugais de talent, installé en France depuis de nombreuses années, Carlos Pinto sort toujours en compétition pour le Portugal.

Illustration: Carlos Pinto et Notavel Puy du Fou-ph.Florence Clot

Carlos Pinto a participé en 2005 aux championnats d’Europe pour le Portugal avec Notavel un cheval du « Puy du Fou », établissement pour lequel il œuvre comme entraîneur de l’équipe du « Théâtre équestre » qui ouvrira ses portes en mai prochain. Notavel*Puy-du-Fou est un cheval Lusitanien avec qui il compte bien tenter les championnats du Monde toujours sous couleurs Portugaises. Il nous confie : « je suis assez content de nos résultats. Avec une moyenne de 65,80 % pour une première, c’est plutôt bien. Je pense que de ce fait, j’ai déjà une qualification, mais je vais devoir faire les sélections. Je crois que j’ai deux CDI à faire, celui de Lisbonne en juin et un autre en Belgique, mais le Portugal ne m’a pas encore indiqué les concours obligatoires ». Ils sont dix cavaliers à sortir en Grand Prix pour le Portugal et presque tous avec des Lusitaniens sauf son frère Daniel. « Il doit avoir un cheval Danois » nous dit-il tout en nous confiant : « le Portugal est un petit pays. Le dressage de compétition commence à s’y développer. Avant les éleveurs produisaient plus pour la tauromachie, mais à présent ils font de gros efforts pour améliorer les allures et donner de la taille à leurs chevaux. Cela progresse bien. »

Tout au long de l’année, il entraîne au Portugal tout comme en Suisse, en Angleterre et en France. Il s’est lancé depuis plus d’un an dans la formation des dix cavaliers, de la trentaine de chevaux de la future académie du Puy du Fou et de son Théâtre équestre dont l’inauguration aura lieu le 12 mai. « C’est un « Théâtre équestre » parce que c’est vraiment comme un théâtre avec des gradins et des rideaux qui s’ouvrent sur une carrière qui doit bien faire 70 x 40 sans un pilier au milieu et avec des décors. On pourrait se croire Place Vendôme ! Le bâtiment doit faire au total 150 x 70 m. Vous ne pouvez pas imaginer. C’est énorme ! » , nous explique l’entraîneur satisfait de la progression de cette équipe « ils ne font pas que du spectacle. Ils deviennent de plus en plus des techniciens du dressage ». Car le but avoué de ce théâtre équestre est bien d’en faire une académie. « Comme Jerez ! » nous confirme-t-il. Carlos Pinto est au Puy une semaine tout les deux mois, mais il accueille aussi les cavaliers du Puy, et/ou leurs ibériques, dans ses installations de la forêt d’Orléans ou il n’est présent qu’une quinzaine de jours par mois. Trois cavaliers et quatre palefreniers s’occupent des quarante-cinq chevaux (trente au travail et quinze au pré) quand il n’est pas là. « J’ai une très bonne équipe pour travailler les chevaux. Ils font beaucoup de travail d’assouplissements, ce qui permet aux chevaux de garder un bon mental et aussi de tenir physiquement. Nous tous, les professionnels, nous sommes toujours tentés d’aller trop vite alors nous travaillons sur des résistances parce que les chevaux travaillent trop ou trop fort. Alors cette organisation, pour moi, est la bonne. Il faut que cela reste un plaisir avant tout, même pour les chevaux ! »Côté élèves, il continue d’entraîner Anne Chaperon, la vice-championne de France niveau B 2005 qui a fait les championnats d’Europe juniors pour la France. Il coache aussi Vincent Guilloteau, directeur du Puy, qui devrait faire son premier Grand Prix au Pro 1 de Saint-Lô début mars prochain avec Rufia*Puy du Fou, cheval qui vient du même élevage que Novatel. Cette saison, Carlos Pinto sortira aussi et pour la première année, Recorte*Puy du Fou, un jeune lusitanien de 7 ans, en Saint George et Inter I : « il a tous les mouvements du Grand Prix, mais il ne sera prêt qu’en fin d’année ». Tous ces lusitaniens en compétition sont une fabuleuse vitrine pour le Portugal et il nous confirme que les Portugais en sont bien conscients : « c’est fabuleux pour l’élevage portugais car les chevaux sont achetés pour rester au Puy. Cela nous permet de les garder et de montrer qu’ils peuvent aller très loin. » Quand au projet de son frère avec l’éleveur français, Sylvain Massa, d’une très grande écurie de dressage au Portugal, il reste évasif : « je pense que cela va être intéressant pour les Portugais et que l’endroit va être splendide pour travailler. Je suis un peu au courant parce que nous en parlons quelques fois avec Daniel, mais vous devriez l’appeler ! » Une affaire à suivre…