Bilan des inondations en Seine-et-Marne
mercredi 15 juin 2016

inondations bord de seine
Le bord de Seine au port de Valvins à Avon © Béatrice Fletcher

Lors des inondations qui ont frappé le sud Seine et Marne le 1er juin, plus de cent chevaux ont du être évacués

Guy Progetto, gérant propriétaire du centre équestre de l'Odyssée à Vulaines sur Seine (40 équidés) raconte "La Seine a débordé à partir de 18h30 le 1er juin de manière inquiétante. L'adjoint au maire de la commune m'a signifié qu'il fallait évacuer avant 21h. Nous avons d'abord déplacé les poneys dans un stade municipal, puis il a fallu trouver un hébergement et un transport pour les 28 chevaux de propriétaires. Heureusement, quelqu'un de l'hippodrome de la Sole a pris notre demande en charge. Finalement, suite à des démarches qui ont pris des heures, pendant que l'eau montait, à minuit, nous avons commencé à embarquer les chevaux dans les camions du CSEM pour les transporter au Grand Parquet où nous sommes arrivés à 3h du matin". Guy Progetto rend hommage à la chaîne de solidarité qui s'est mise en place à l'occasion de cette catastrophe. Le 6, tous les équidés ont pu réintégrer les installations. Lise Lenoir (Domaine de Barbeau à Héricy), le confie, elle a "eu de la chance" car si ses 26 chevaux, ont eux aussi été hébergés au Grand Parquet pendant cinq jours, les installations ont été préservées. "On circulait dans les prés en canoë, mais l'eau s'est arrêtée à vingt mètres des bâtiments." C'est sans doute à la Ferme Equestre de la Vieille Ecluse que les dégâts sont les plus importants. L'ensemble des 46 chevaux a du être réparti dans divers endroits, dont 15 au Grand Parquet, et le reste dans des fermes et centres équestres des alentours. Deux semaines plus tard, Philippe Benel, régisseur des 45 hectares du domaine le souligne, il est impossible de rapatrier les chevaux, dont la majorité vit au pré. "Nous ne savons pas si les herbages sont pollués, il va falloir couper l'herbe et la jeter au lieu de faire les foins." Situation toujours critique donc pour cet établissement qui attend comme chaque année près de deux cent chevaux de club en villégiature au mois d'août.