Coulogne : beau succès pour la première promotion des meneurs
mardi 08 novembre 2016

coulogne formation attelage
coulogne formation attelage © Sylvia Flahaut

Au lycée agricole de Coulogne, la première session CS (certificat de spécialisation) de chevaux attelés vient de prendre fin. Un succès pour la promotion 2016 : tous les élèves sont allés au bout de leur apprentissage.

Ils sont âgés de 19 à 57 ans et ont tous en tête de réaliser leur projet. Des idées différentes  mais qui comportent un dénominateur commun : l’utilisation du cheval attelé. Depuis mars dernier, au centre de formation d’attelage du Boulonnais, situé à Côté de Marquise (62) sur la Côte d’Opale, les douze premiers élèves de la formation CS (certificat de spécialisation) utilisateur de chevaux attelés apprennent aux côtés de Sébastien Gruson, formateur au lycée agricole de Coulogne, et de Jean-Paul Munn, dirigeant de la structure, meneur et éleveur de chevaux de trait. Ces élèves sont ainsi la première promotion du cursus, mis en place par le lycée cette année. “En fait, nous avons répondu à un appel d’offres lancé par le Conseil Régional, pointe Sylvie Delforges, responsable de la formation. La première session a démarré en mars et a pris fin début novembre. Nous sommes très contents du résultat. Les élèves ont tous suivi le cursus jusqu’au bout”. Tourisme, débardage, maraîchage bio, services hippomobiles…, les élèves qui ont suivi la formation s’orienteront par la suite vers différents secteurs. “Dans de nombreuses communes, on commence à voir des attelages chargés du ramassage scolaire ou de la collecte des déchets, poursuit Sylvie Delforges. Certaines collectivités aident d’ailleurs ces initiatives à se développer. Le cheval, c’est du lien. Il favorise les échanges entre les personnes et les générations”.

“Certains ne savaient pas au départ manipuler un cheval”

Les 12 élèves de cette première session sont tous demandeurs d’emploi. Leur formation a intégralement été financée par la région Hauts-de-France dans le cadre du programme régional de formation. Et leur permettra d’avancer dans la concrétisation de leur projet. Noémy Delwante, originaire d’Ambleteuse, souhaite par exemple s’orienter vers le tourisme et proposer des promenades en calèche sur la Côte d’Opale. “Mon souhait, à terme, serait de compléter mon activité professionnelle principale par des prestations de ce type, explique la jeune femme. J’aimerais acquérir mon propre cheval pour être indépendante”. D’autres intégreront des centres équestres pour y apporter des connaissances supplémentaires. “Nous avons eu pas mal de demandes pour cette première session, mais nous avons souhaité limiter le nombre de places à 12, indique Sébastien Gruson, formateur. Il y a un enseignement pratique important. Si certains élèves ont familiers du secteur, d’autres ne savaient au départ absolument pas manipuler un cheval. En petits groupes, les élèves peuvent apprendre mieux”. Certains ont ainsi appris comment nourrir, soigner et entretenir un cheval. “Il y a également toute la partie harnachement, indique Jean-Paul Munn, familier des Routes du poisson et autres courses de relais attelées. Aux écuries, je dispose d’une cavalerie de huit chevaux, dont de nombreux traits Boulonnais, ainsi que de 12 voitures. Il y a de quoi faire”. La prochaine session démarrera à la fin du mois de novembre. Il est encore temps de s’inscrire. Mais, lors des entretiens avec l’équipe encadrante, il vous faudra expliquer le projet que vous souhaitez mettre en place par la suite. “On demande aux candidats vers quel secteur ils souhaitent s’orienter par la suite et pourquoi choisir l’attelage. S’il y un projet, à nous de le faire mûrir en accompagnant nos élèves”, conclut Sébastien Gruson.