L’entraînement, entre fondamentaux et travail sur soi
jeudi 22 mars 2018

seminaire entraineur ffe 2018 Emmanuelle Schramm et Benjamin Aillaud
Emmanuelle Schramm et Benjamin Aillaud © Catherine Roux

La FFE a convié, les 19 et 20 mars, les entraîneurs Dressage à un séminaire de deux jours en présence du staff fédéral et d’ intervenants extérieurs. Des journées bien remplies et très instructives semble-t-il.

Depuis plusieurs années, Emmanuelle Schramm, DNT adjointe en charge du Dressage, orchestre ce rendez-vous en modulant le programme autour d’interventions spécifiques à la discipline mais également avec la participation de professionnels qui communiquent leur savoir à la croisée de différentes pratiques équestres. Le séminaire comprenait des présentations et échanges en salle mais également des séances sur  le terrain en présence un groupe de cavaliers cobayes dont il faut commenter le travail. Jan Bemelmans, sélectionneur national intervenait sur l’importance de la détente en compétition ainsi que l’autonomie du cavalier. Sur le terrain, il participait également aux séances pratiques et échangeait avec les intéressés durant deux périodes réparties sur les deux jours. Patrick Teisserenc, écuyer en chef du cadre Noir apportait son éclairage sur l’individualisation et la planification de l’entraînement. De son côté Véronique Bartin participait sur la facette du fonctionnement propre au cavalier. Au terme de la première journée, Ralph Rash, entraîneur Jeunes Cavaliers donnait son expertise sur la question de comment amener les jeunes générations au sport. Le second jour, une large place était donnée aux échanges entre les disciplines. Vital Lepouriel formateur spécialiste de l’attelage partageait sur l’amélioration de la communication et de la locomotion par l’emploi de la longe et des longues rênes. Puis, Benjamin Alliaud, meneur de l’équipe de France d’attelage, donnait sa version sur l’incursion de la routine, amie ou ennemie de l’entraînement. Toujours éloquent, le meneur évoquait l’idée que seuls les cavaliers modifient la donne alors que les chevaux ne changent pas. Il est de bon augure confie-t-il que, cavalier, coach, soigneur doivent travailler sur leur propre état d’esprit. «Les chevaux se réfèrent toujours à celui qui les guide ou les dresse, une notion incontournable. L’entraînement ou la phase compétition sont basés sur les règles de vie nec plus ultra depuis l’écurie. Ensuite, il devient alors plus facile d’analyser la réactivité et la compréhension du cheval» expliquait le meneur Son intervention très écoutée a fait l’objet d’une bonne participation des entraîneurs à l’exemple de Jan Bemelmans qui voulait en savoir plus sur la manière usitée par Benjamin Alliaud également spécialiste de travail en liberté où la notion de connexion a une grande importance. Une quarantaine de personnes participaient, parmi eux des entraîneurs issus de l’ensemble des régions et de tous niveaux confondus. L’ambiance s’est avérée studieuse où chacun prenait plaisir à s’impliquer.