La sophrologie au service du cavalier 
mardi 21 novembre 2017

Philippe Moreau, Laure Malègue et Cécile Aiglehoux
Philippe Moreau, Laure Malègue et Cécile Aiglehoux. © Photo Béatrice Fletcher

Les 18 et 19 novembre, l’association Mécanique Equestre, pilotée par Cécile Aiglehoux, élargissait ses habituels thèmes de stage à la pratique de la sophrologie appliquée à l’équitation. 

C’est aux écuries des Trois Pignons, à Noisy-sur-Ecole (77), chez Philippe Moreau et Thomas Melon, que les stagiaires de l’association Mécanique Equestre se retrouvaient pour deux jours de travail et de réflexion. Au programme, sous la direction bienveillante de Philippe Moreau, enseignant, et de Laure Malègue, sophrologue, plusieurs séances de travail à pied et à cheval. 

Comme le relatait Cécile Aiglehoux, "les cavaliers ont commencé par une séance de sophrologie à pied, afin de ressentir les différentes parties de leur corps, prendre conscience de leurs ischions et de leur centre de gravité. Ensuite nous avons organisé une séance de photos et de vidéos pour leur montrer leur posture et ses éventuels défauts". A cheval, cette fois sous la direction de Philippe Moreau, les cavaliers ont pratiqué des exercices simples (doublers dans la longueur, piste intérieure...) en s’appliquant à conserver leur rectitude et celle du cheval, avant de travailler sur des barres au sol et sur quelques obstacles, en se concentrant sur l’équilibre et la rectitude. Le lendemain, travail sur la mise en place du cavalier, puis travail de deux pistes au titre d’assouplissements, avant de terminer ce stage par un travail sur un couloir de barres de 70 cm de large.   

Laure Malègue, BEES1, vient de terminer son premier cycle d’études à l’académie de sophrologie de Paris,  et prépare un master. Elle en convient, dans ses convictions autour de l’enseignement, de la pratique, il lui manquait quelque chose, c’est pourquoi elle a choisi cette formation de sophrologie qui lui a permis d’établir un lien différent de la préparation mentale. « Ce qui m’intéresse est le fonctionnement du cavalier et du cheval, ainsi que l’isopraxie » (notion définie par Mac Lean comme le comportement dans lequel deux ou plusieurs individus s'engagent dans la même sorte d'activité, et ainsi communiquent.) Laure préfère parler d’effet miroir. « Si on veut que les chevaux fonctionnent, les cavaliers doivent fonctionner. La sophrologie (science de la conscience humaine ndla) est un outil qui permet aux cavaliers de prendre conscience du fonctionnement juste de leur corps. Elle apporte une nouvelle conscience des choses et centre sur le corps, du ici et maintenant ».

Cette nouvelle approche, qui semble avoir convaincu les participants, pourrait à l’avenir être intégrée aux stages proposés par Mécanique Equestre, en complément de la technique apportée par Rodolphe Scherer et Francis Rebel

Programme des prochains stages ici