Grève des écuyers de l’ENE

lundi 23 mai 2016

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Le Collectif des enseignants et écuyers de l’ENE vient de nous informer qu’il avait déposé vendredi un préavis de grève pour jeudi 26 mai prochain.

cadre noir illustr largeL

Christine Marquenet

La diminution des personnels, par non remplacement de ceux qui partent, la diminution des effectifs des chevaux pénalisent de plus en plus les charges de formation, mais aussi les spectacles, alors même que ceux-ci sont plus nombreux. Pour exemple, la reprise des Sauteurs ne peut plus se faire à dix couples mais seulement à huit. Pour pallier la diminution drastique du nombre des chevaux, les écuyers avaient réussi à conserver le piquet de ceux destinés à la formation des étrangers quand celle-ci a été supprimée l’an dernier, ce qu’ils ont regretté car cette formation participait au rayonnement du Cadre Noir.  Ce piquet sera supprimé cette année.
Autre exemple, la direction a décidé de supprimer cette année les Automnales (présentations avec chaque année un orchestre différent), et remettrait en cause les spectacles avec intervenants extérieurs, les uns et les autres ayant toujours beaucoup de succès. Et ce genre de décisions sont toujours prises, selon nos informations,  par le directeur général de manière unilatérale, sans concertation. D’où un troisième motif pour cette grève, la brutalité du management et son manque de reconnaissance, de respect et de considération.
Tout est parti, comme souvent, d’un petit agacement. La Cour des Comptes s’était étonnée du nombre de places gratuites distribuées au personnel de l’ENE à l’occasion des spectacles. Après quelques tentatives, par note du 13 mai, M. Lapierre, le directeur général, avait fait savoir qu’il n’y aurait plus de places gratuites du tout pour le personnel.

Marie-Hélène Merlin

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0Commentaires

PHILIPPE P | 29/05/2016 11:11
Mr MAUREL
Je croise chaque jour des gens compétents, passionnés et dévoués dans d'autres métiers qui se retrouvent en faillite ou au chômage si leur travail ou celui de leur entreprise n'est pas ou plus assez performant .

Je vous renvoie ci- après à quelques extraits du rapport 2016 de la cour des comptes sur l' IFCE qu'il serait vain de vouloir ignorer ou minimiser .

L’Institut français du cheval et de l’équitation : une réforme mal conduite, une extinction à programmer *

Depuis sa création, l’établissement connaît des difficultés de gestion et vit dans un déséquilibre financier structurel…Sa situation n’est pas viable
L’IFCE pâtit également de la dispersion géographique de son équipe de direction : alors que le directeur général et son adjoint sont installés à Saumur (Maine-et-Loire) – ancien siège de l’ENE –, le secrétaire général est lui à Pompadour (Corrèze) !!!

L’IFCE subit depuis sa création une détérioration continue de sa situation financière : depuis 2010 son résultat d’exploitation est structurellement négatif et le déficit d’exploitation cumulé sur ses cinq ans d’existence s’élève à 29 M€.
L’État a donc été contraint, en 2015, d’augmenter substantiellement les subventions pour charges de service public versées à l’IFCE : elles passent de 41,9 M€ en 2014 à 49,1 M€ en 2015 (soit + 17 % sur un an) puis à 50 M€ en 2016.

Des moyens excessifs pour des missions réduites

L’activité de formation se caractérise par un déficit structurel considérable : en 2012 par exemple, les recettes de la formation (2,04 M€) ne couvraient que 19 % de son coût complet (10,63 M€).

L’intervention de l’IFCE dans le sport de haut niveau est subsidiaire par rapport à celle de la Fédération française d’équitation (FFE) qui a délégation de service public en la matière. Or les deux institutions rencontrent, depuis la création de l’IFCE, les plus grandes difficultés à partager une même vision de la politique sportive de haut niveau.
L’IFCE occupe d’ailleurs une place réduite dans le parcours d’excellence sportive de la FFE, et le site de Saumur occupe une place décroissante dans la politique sportive fédérale
Les actions de l’Institut – développement du pôle « jeunes cavaliers » à Saumur ou achat de chevaux de compétition . (L’ex-ENE, et notamment le Cadre noir de Saumur, achète régulièrement des chevaux en Allemagne et aux Pays-Bas !)- n’ont pas débouché sur une amélioration visible des performances des cavaliers ainsi soutenus.

Le Cadre noir de Saumur…peine… à rayonner à partir du site de Saumur (comme l’illustre par exemple le très faible nombre de représentations … hors de Saumur)
La Cour a constaté qu’un certain nombre d’ écuyers du Cadre Noir utilisent le « label » … pour effectuer en dehors de l’Institut, en leur nom et à leur profit personnel, des activités privées de formation sans même en avoir demandé l’autorisation.

Des personnels dont les compétences ne correspondent plus aux missions...

Un parc immobilier démesuré et inadapté...


CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

L’ambition initiale de l’État, lorsqu’il a été décidé de créer l’IFCE, était multiple : accompagner les acteurs socio-économiques de l’élevage de chevaux et de l’équitation, développer l’élevage français, garantir la démocratisation de l’équitation, conforter le renom sportif de la France par des succès équestres internationaux...

Aucun de ces objectifs n’a été atteint jusqu’à présent (si ce n’est le développement de l’équitation de loisir, qui s’est réalisé sans intervention de l’État).

La conduite de la réforme menée révèle de nombreuses faiblesses :
- les objectifs initialement fixés pour la fusion des Haras nationaux et de l’ENE supposaient que soient réalisées des réformes, notamment en matière d’étalonnage public, qui ne l’ont pas été, et pourtant la fusion a été effectuée ;
- les conséquences, notamment humaines mais aussi immobilières, de la décision de mettre fin à l’étalonnage public n’ont pas été correctement anticipées ;
- un appel important aux fonds publics pour combler les conséquences de ces décisions a ainsi été rendu indispensable.

La fusion n’a pas produit les économies attendues et n’a pas permis une réelle intégration des deux établissements préexistants.
La pertinence du maintien de l’IFCE n’est donc pas avérée, ses activités pouvant être assumées dans un autre cadre : ainsi en est-il, par exemple, des activités de recherche ou d’observation du marché qui pourraient être assumées par d’autres structures telles que l’Inra ou FranceAgriMer, ou encore des représentations du Cadre noir de Saumur et du label des formations qu’il propose.

La Cour formule les recommandations suivantes :

1. supprimer l’IFCE en organisant la dévolution des activités de service public qui y subsistent, entre les ministères respectivement chargés de l’agriculture (base de données SIRE, recherche, observation du marché) et des sports (formation et équitation de tradition française), voire le Haras national du Pin ;

2. organiser la réaffectation des personnels de l’IFCE ;

3. organiser la cession du patrimoine immobilier de l’IFCE.



Rapport public annuel 2016 – février 2016 Cour des comptes - www.ccomptes.fr - @Courdescomptes


Ph. POPPE

BERNARD M | 26/05/2016 12:30
Cher Monsieur Poppe, je ne vous connais pas, mais votre texte montre une méconnaissance totale de la réalité du fonctionnement, certes complexe, de l'établissement. La compétence, la passion et le dévouement des écuyers du Cadre Noir et des personnels de l'Ecole sont une réalité, dont vous semblez bien éloigné . Il me fallait donc souligner à quel point vous vous mettez le doigt dans l'oeil ! B.Maurel
PHILIPPE P | 24/05/2016 09:33
Soutien total à Mr LAPIERRE

Cela fait des décennies que cette institution est en grève et personne ne s'en rendait compte.
Grève de la compétence, grève de la performance, grève de l'utilité, grève de la rentabilité : Il est grand temps de mettre un terme à cette gabegie de l'argent du contribuable.

Les spectacles du Cadre Noir devraient pouvoir s'autofinancer comme ceux de Bartabas et se concentrer sur l'art équestre au lieu de se perdre dans des mélanges de tous les genres pour faire oublier les carences du genre principal.

Au lieu de former des cavaliers étrangers qui resteront amateurs le restant de leurs jours l'ENE ferait mieux de former sur 5-6 ans des cavaliers français capables de valoriser des jeunes chevaux et de leur ouvrir de vrais marchés (USA...) pour l'heure inaccessibles faute de facilité d'emploi des produits proposés.
Cela nécessite un regroupement sur place des meilleurs formateurs de l'hexagone, avec salaire en conséquence, et conjugaison de toute la palette des apprentissages : élevage, débourrage, dressage,compétition de jeunes chevaux, commercialisation, coaching, langues étrangères...

La reconnaissance, le respect , la considération ...ça se mérite !

Ph. POPPE


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