Invitations en CSI : les échanges se poursuivent à la FEI

jeudi 22 juin 2017

  • imprimer

Le groupe de travail mis en place par la FEI pour réfléchir aux règles des invitations et au système d’engagements des CSI s’est réuni mardi et mercredi à Lausanne. Les deux Français présents, Quentin Simonet, représentant de la FFE, et Dominique Megret, propriétaire, reviennent sur ces échanges, dont le principal enjeu reste la préservation de l’équité sportive, si cruciale pour l’avenir du saut d’obstacles.

Quentin Simonet largeL

Scoopdyga

Quentin Simonet

« Compte-tenu des sujets abordés, il y a forcément parfois des intérêts divergents entre les organisateurs, fédérations, officiels, cavaliers et propriétaires, mais cette réunion technique s’est déroulée dans un bon état d’esprit. Pour nous, l’essentiel est par exemple de garantir l’équité sportive et le bien-être des chevaux. Reste donc à voir ce qui en sortira et ce qui sera au final voté lors de l’assemblée générale de la FEI en novembre », résume avec vigilance Dominique Mégret, qui, avec sa femme Geneviève, dirige le Haras de Clarbec et équipe la meilleure cavalière française, Pénélope Leprévost.

Le système d’invitations, qui fait l’objet de vives polémiques depuis les faveurs accordées à la Global Champions League cette année et les engagements en CSI étaient au cœur des échanges pendant ces deux jours. Le 1er janvier 2018, la FEI mettra en ligne son système d’invitations qui automatisera le nombre de places accordées pour chaque CSI (excepté pour les 1* et peut-être les 2*) au classement mondial, à la fédération du pays hôte et à l’organisateur : le compromis pourrait par exemple aboutir à une répartition 40 % - 30 % - 30 %, mais les fédérations et propriétaires préféreraient augmenter la proportion des deux premiers critères, alors que certains organisateurs plaident, à l’inverse, pour davantage d’invitations libres...

Les sélections nationales, un rôle crucial

« Le seul moyen de continuer à garantir l’accès au haut niveau à de nouveaux couples est que la part de cavaliers invités par la fédération hôte des CSI3, 4 et 5* soit importante, car leur sélection est uniquement basée sur des critères sportifs, souligne Quentin Simonet, chargé par la FFE des relations avec la FEI et la EEF sur le sport. Le classement mondial reste, en effet, réellement représentatif uniquement s’il n’est pas façonné par des circuits privés dont l’accès est très fermé et ce n’est plus totalement le cas depuis cette année. » Et c’est bien là que le bât blesse car, malgré la mise en place de cette informatisation, les séries pourraient toutefois continuer à bénéficier de règles à part. « Cela ne sera sans doute pas harmonisé à 100 % car les séries peuvent avoir des règles indépendantes en fonction des contrats signés avec la FEI, qui est aussi tenue de respecter le principe de libre concurrence , confirme Quentin Simonet. Heureusement, la FEI semble en revanche avoir pris conscience que la Global Champions League attribuait un grand nombre de points qui chamboulaient la ranking. Des mesures compensatoires sur le système d’attributions des points ranking devraient donc être prises afin qu’un très bon couple qui n’y participe pas puisse quand même figurer en bonne place. Ces modifications réglementaires seront cruciales. »

Engagements : « éviter les mauvaises surprises »

Concernant les engagements en CSI, le projet d’une harmonisation entre les Etats-Unis et l’Europe a bel et bien été abandonné compte-tenu des antagonismes entre leurs systèmes. Le groupe de travail tente en revanche de définir des règles car les prestations additionnelles et optionnelles sont très variables d’un concours à l’autre. « L’idée est de mieux encadrer les engagements pour éviter les mauvaises surprises pour les cavaliers au moment des factures et pour limiter aussi les inventions de certains organisateurs, explique Quentin Simonet. Les coûts d’organisation variant énormément entre les sites fixes et ceux où il y a tout à mettre en place, le montant d’engagement ne serait pas fixe, mais il comprendrait tous des prestations minimums bien précisées en amont. »

La suite de ces débats, c’est quoi ? D’ici le 6 juillet, la commission jumping de la FEI va formuler des projets règlementaires qu’elle soumettra aux fédérations. Celles-ci auront jusqu’au 18 septembre pour faire des retours. La FEI fera alors des ajustements et, le 24 octobre, elle mettra en ligne les projets réglementaires qui seront soumis au vote de l’assemblée générale le 21 novembre. « La réunion préparatoire du 20 novembre sera la dernière fenêtre de tir pour d’éventuels petits ajustements, mais ils restent rares à la veille du vote »,conclut Quentin Simonet.

Elodie Mas

Theault
Spécialiste du transport pour chevaux depuis 1924
Laboratoires Audevard
Ce qui nous rassemble, la santé et la performance du cheval.
  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A Table 94 - Benoit Cernin

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
EQT 39 les coins

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr