L’ouverture des jeux....5 ans après
mercredi 10 juin 2015

LE PRÉSIDENT DE L'ARJEL, CHARLES COPPOLANI.
Le président de l'ARJEL, Charles Coppolani © Paris Turf

Cela fait désormais cinq années que le marché en ligne est ouvert en France.

Le 12 mai 2010, la loi relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et d’hasard en ligne était promulguée. Et l’eldorado promis est loin d’être au rendez-vous. Pour preuve, beaucoup d’opérateurs se sont retirés de la course, dont tous les casinotiers leaders (Barrière, Partouche ou Joa Online) en ce qui concerne le poker en ligne. De 35 opérateurs agréés par l’ARJEL en 2010, ils sont moitié moins désormais. En ce qui concerne le secteur hippique, les titulaires d’une licence hippique demeurent encore nombreux, étant 7 à faire face au mastodonte qu’est le PMU. En ce qui concerne les mises en ligne, force est de constater que l’explosion annoncée sur internet n’a pas eu lieu. Ainsi, en considérant des années pleines, les enjeux online (paris sportifs, hippiques et poker) cumulés sont passés de 10,4 milliards en 2011 à 9,4 en 2012, 8,5 en 2013 et enfin 8 en 2014. En revanche, si le trend est à la baisse, notamment en raison d’un abandon des tables de poker, le marché des paris sportifs a le vent dans le dos contrairement aux enjeux hippiques. Reste que le danger majeur, comme une épée de Damoclès sur les marchés en ligne, demeure l’offre illégale et la capacité des opérateurs à pouvoir persister dans un marché régulé, sous peine de se retirer. En ce sens, le président de l’ARJEL, Charles Coppolani, que nous avions longuement interrogé dans nos colonnes au mois de mars vient-il d’indiquer aux Echos : « Si notre marché national n’est pas compétitif, nous aurons à terme un problème. » Tout simplement la fuite des joueurs.

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