La campagne présidentielle s’invite à Saint-Cloud
mercredi 05 avril 2017

François Fillon
François Fillon © Mathieu Escoula

Ce mercredi matin, quatre candidats (dont deux étaient représentés) ont dévoilé leur programme en faveur du monde équestre dans le Grand Hall de l’hippodrome de Saint-Cloud. Parmi les principaux sujets abordés : la TVA et la réforme des rythmes scolaires.

Au lendemain du débat entre les 11 prétendants à l’Elysée, 2 d’entre eux sont venus à la rencontre des professionnels de la filière afin de présenter leur programme. Entouré d’un nuage de photographes, François Fillon a été accueilli par des applaudissements très nourris suivis de quelques « Fillon président ! » avant de glisser « Dans la Sarthe, je vis à côté de deux monuments : l’Abbaye de Solesmes et Jean-Michel Bazire ». Une accroche qui a provoqué les rires d’un public déjà conquis. Le candidat Les Républicains s’est ensuite engagé à porter les problèmes de fiscalité dans le monde du cheval au niveau européen : « Je veux convaincre Bruxelles de la nécessité d’un taux de TVA réduit dans le secteur équestre. » Questionné sur la réforme des rythmes scolaires, l’ancien Premier ministre s’est montré très ferme assurant que celle-ci sera abrogée s'il accède à la présidence. Même tendance du côté de Nicolas Dupont-Aignan, également présent. Le candidat de Debout La France a lui aussi pris l’engagement de revenir sur le taux à 20% : « Si c’est le choix de la France de se priver d’une recette fiscale pour dynamiser un secteur qui irrigue nos campagnes et nos terroirs, qu’elle le fasse ». Il s’en est ensuite pris à la réforme des rythmes scolaires qui « supprime l’économie du loisir mais aussi des milliers d’emplois et épuise les élèves » avant d’annoncer un retour à la semaine des quatre jours s’il est élu.

L’eurodéputé Edouard Ferrand, représentant de Marine Le Pen, a quant à lui défendu « l’exception équine française » avant de saluer l’importance de la filière cheval comme « élément de l’économie rurale contre la désertification des campagnes ». Il a lui aussi fustigé la hausse de la TVA assurant que Marine Le Pen, si elle est élue, rétablirait des taux de 5,5 et 10% et s’est montré très critique à l’égard des rythmes scolaires: « cette réforme n’aurait jamais dû passer ». Enfin, le député européen Jean Arthuis, représentant d’Emmanuel Macron, a tenu un discours libéral voulant « supprimer les freins altérant la compétitivité, donner plus de liberté à ceux qui veulent entreprendre et alléger les charges qui pèsent sur le travail ». Le soutien d’En Marche souhaite établir une délégation interministérielle coordonnant les ministères dont dépend la filière (éducation, sport, santé, budget, agriculture) en vue d’une meilleure harmonisation des décisions. Sans surprise, il s’est prononcé en faveur d’une baisse du taux de TVA. Sur les rythmes scolaires, il s’est toutefois démarqué de ses concurrents en voulant plus d’autonomie des municipalités et en affirmant que seules celles-ci peuvent fixer la cadence de leurs écoles.

Absence des candidats de gauche

Si toutes les nuances de la droite étaient représentées, la gauche était la grande absente de ce rendez-vous. Pourtant annoncés, ni Benoît Hamon ni son représentant n’ont fait le déplacement. Tout comme Jean-Luc Mélenchon, dont la participation restait à confirmer.

Une présence qui aurait pourtant été appréciée à 17 jours du premier tour.

Retrouvez en vidéo les discours en cliquant sur le nom du candidat :

Edouard Ferrand

François Fillon

Jean Arthuis

Nicolas Dupont-Aignan

Commentaires


PHILIPPE P | 06/04/2017 10:24
enfin des vraies actions autour des vrais enjeux de la filière, beaucoup plus importants que son arrimage au monde du jeu et des subventions

Ph. POPPE