Laura Flessel : « Des JO sans excès de paillettes ni low-cost »
vendredi 13 avril 2018

Bercy Laura Flessel
Laura Flessel a rencontré la délégation française à Bercy

En visite à Bercy, la ministre des Sports, Laura Flessel, a échangé avec les cavaliers et le staff français, visité les écuries et même rencontré After You ce vendredi après-midi, juste avant son entrée en lice dans le Grand Prix de dressage. L’occasion d’avoir quelques mots de sa part sur ces finales Coupes du monde et sur la future organisation des JO de Paris.

Pas de scoop lors de la visite de la Ministre des Sports à L’AccorHotels Arena. Guidée par l’organisatrice de ces finales, Sylvie Robert, et la DTN, Sophie Dubourg, l’ancienne escrimeuse a rencontré les cavaliers français, découvert les différents terrains de compétition et de détente puis les écuries. « Bercy sous les couleurs de l’équitation c’est vraiment très beau ! Tout est pensé pour que les cavaliers et chevaux soient en parfaites conditions pour leur sport. Et en dehors de l’espace accrédités, un espace d’initiation pour les enfants permet exactement ce que nous recherchons : la valorisation de la pratique et l'utilisation de la haute performante pour démocratiser la pratique », a souligné la Ministre, qui s’était déjà déplacée au CPEDI de Deauville le week-end dernier, lors des quelques minutes d’échange avec la presse.

Interrogée sur le risque de coûts et de retards des infrastructures des JO 2024 à Paris et donc sur la possibilité de changements de site pour certains sports dont l’équitation, prévue à Versailles, Laura Flessel ne s’est pas vraiment prononcée. « J’ai lancé la double inspection. On n’est pas dans du dérapage car rien n’a été construit, mais on est dans la supervision de ce qui va se faire. J’appelle ça de la prévention pour que le 18 et le 19 juin prochains, nous puissions présenter une copie revue et corrigée en restant dans une candidature sobre qui respecte notre engagement auprès du CIO et vis-à-vis des Français. L’idée est d’être dans un timing respectable et donc pas dans des dépassements de surcoûts.... On ne veut pas un excès de paillettes, mais on ne veut pas du pas du low-cost car il y a l’image de la France qui rayonne. On va utiliser cela, mais on va aussi s’attacher à respecter un encadrement, à avoir des Jeux écologiques, des Jeux dynamiques, et également à optimiser ces six ans pour valoriser le travail puisqu’il y a énormément d’emplois différents engagés dans le projet. Nous sommes vigilants et dans l’action. Et s’agissant de l’équitation, je suis là en vigilance, mais je laisse les acteurs travailler ensemble. Et derrière la copie, je choisirai et trancherai. »