Le torchon brule !
vendredi 17 septembre 2004

ffe ag fernet lecomte reverdy
Serge Lecomte, Martine Fernet et Jacqueline Reverdy - Ph. Claude Bigeon

A la suite du Comité Directeur du 14 septembre qui semble avoir été particulièrement houleux et du communiqué de presse de Jacqueline Reverdy, le bureau de la Fédération Française d'Equitation fait paraître le communiqué suivant :

La présidente de la Fédération Française d'Equitation a franchi depuis longtemps les limites de l'inacceptable dans une association démocratique.

Après avoir été désavouée par son bureau, puis désavouée par son Comité Directeur, puis désavouée par l'Assemblée Générale de 2002 à plus de 66% des voix, la présidente a décidé unilatéralement de refuser de convoquer le Comité Directeur régulièrement décidé à une écrasante majorité le 15 juin. Elle a ensuite refusé de convoquer l'assemblée générale élective régulièrement décidée conformément aux statuts par un vote largement majoritaire du Comité Directeur.

Bien que confondue par trois juristes, dont la sienne, qui concluent sans ambiguïté à une faute de la présidente qui ne peut « arguer de sa turpitude » pour reprocher au comité d'avoir mandaté la secrétaire générale pour convoquer le comité et l'Assemblée Générale de manière à pallier la carence résultant de ses manquements manifestes, la présidente a persisté à refuser de convoquer les Assemblées Générales modificative des statuts et élective.

Le Comité Directeur, las d'effacer les erreurs politiques majeures de la présidente, a de nouveau voté la défiance par 28 voix contre 10 pour tenter de mettre fin à cette dérive bananière.

Le texte de modification statutaire qu'elle a proposé le 15 juin supprime le vote des clubs et constitue une trahison de tous les engagements pris en 2000 par J Reverdy. Il sape les fondements de l'unité fédérale et ne peut que conduire au désastre. Le Comité souhaite tout simplement mettre les statuts en conformité sans bouleverser les équilibres qui ont permis l'unité fédérale. L'esprit de cette réforme a été clairement explicité et approuvé pour donner des orientations aux juristes qui travaillent sur les textes.

La présidente refuse aujourd'hui les élections par des mesures dilatoires au motif qu'elle souhaite se présenter à un nouveau mandat avec un corps électoral différent. Elle est prête à traîner la Fédération Française d'Equitation dans un imbroglio juridique stérile comme celui où elle a embourbé le Centre Val de Loire plutôt que de faire face de manière responsable à ces deux évidences de base :

- Si personne n'est d'accord avec elle, si elle est en minorité absolue, si elle a essuyé plusieurs motions de défiance, c'est qu'elle trafique en permanence la vérité et qu'elle a trahi tous ses engagements. - Si personne ne veut de la suppression du vote direct des clubs, c'est parce que cette mesure est inacceptable et qu'elle ne sera pas votée par les clubs qui refuseront de se faire hara-kiri. Aujourd'hui, le Comité Directeur, fidèle au mandat reçu, appelle tous les clubs à se mobiliser pour les assemblées générales du 2 décembre, à voter la réforme statutaire qui leur sera proposée par le Comité et à élire une nouvelle équipe qui saura assumer ses responsabilités au lieu de mettre la fédération en péril de tutelle et d'enlisement dans des procès qui ne sont utiles qu'à ceux qu'on paie pour les conduire.

Photo d'archive: Claude Bigeon