Saint Lô « La situation est préoccupante »
mercredi 21 novembre 2012

Hn haras st lo
Ph : X. Boudon / Agence Pixizone

Le dernier numéro de L’Eperon (N° 328) faisait le point sur la situation au Pôle Hippique de Saint-Lô, Cavadeos y suit régulièrement l’actualité. Dans un article du 15 novembre la presse régionale (Ouest France) s’empare du sujet et rapporte des propos alarmants des élus : « Saint Lô, un attelage sans cocher ».

A la sortie du conseil municipal du 12 novembre personne ne le nie, le ciel s’assombrit au dessus du Haras de St Lô. « La situation est préoccupante » a lancé Jacques Declomesnil, conseiller municipal de gauche. Laurent Vignaud a quitté ses fonctions de Directeur du Haras début mai, il n’a toujours pas été remplacé. Que dire du transfert au privé des activités d’étalonnage. Selon nos sources une (seule ?) candidature existerait pour la reprise du centre technique. Faut-il y voir un manque d’intérêt des opérateurs spécialisés pour Saint Lô ?  Selon notre consœur de Ouest France, François Digard, Maire de Saint Lô, rejoint l’analyse de l’opposition et confirme : « Je suis très inquiet. Plus personne ne pilote le site, c'est un attelage sans cocher. C'est la stratégie du pourrissement pratiquée par l'IFCE. Je ne vois pas d'issue immédiate ». Jacques Declomesnil constate « Le gouvernement actuel n'a pas l'intention de changer l'orientation de son prédécesseur ». L’article de Ouest France rapporte également les propos de Jean-Karl Deschamps, vice président du Conseil Régional de Basse-Normandie qui  concède que le haras de Saint Lô «est dans un état comateux. Mais on ne peut pas résoudre 10 ans de casse en 6 mois ! Le ministre de l'Agriculture essaye de rattraper tout ça ». Est-ce possible tant le cas du Haras de Saint Lô s’inscrit dans une volonté politique bien plus globale de réduire drastiquement  les dépenses publiques ?  L’élu n’est pas optimiste  « Le centre technique de St Lô est indissociable des antennes réparties dans le département. Or, nombre d'entre elles ont déjà été privatisées, ce qui met à mal l'équilibre déjà précaire ». Concernant l’outil économique (haras et Centre de Promotion de l’Elevage), Jean-Karl Deschamps tient à rappeler « le syndicat mixte, comprenant conseil régional et conseil général, a été créé dès 2004, pour réagir » mais n’entend pas construire une dynamique événementielle au haras en s’appuyant sur la valorisation du passé avec un « musée du cheval ». Avec les travaux qui débuteront prochainement « L'idée est de disposer d'un équipement pouvant accueillir des manifestations de qualité, l'objectif est de pouvoir créer un pôle de commercialisation ». Sur la question des 15 salariés « France Haras » figurant à l’effectif du Centre Technique, le Vice Président n’exclut pas d’en intégrer « …. dans les fonctions du syndicat mixte, mais ce ne sera pas possible pour tout l'ensemble de l'effectif »