"Un ras-le-bol général"

jeudi 30 mars 2017 - Île-de-France

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Malgré l’annonce, quelques heures avant le début de la manifestation, de la suspension de l’expérimentation des paris en direct, les professionnels du cheval ont défilé mercredi après-midi dans Paris.

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Mathieu Escoula

A partir de 12h dans le quartier de la Porte Dorée du 12e arrondissement de Paris, les casaques colorées des manifestants dénotaient avec le paysage habituel des terrasses de café. Chauffé pendant près d’une heure par Laurent Bruneteau, journaliste et commentateur sur Equidia, le mouvement, composé de jockeys, drivers, entraîneurs, maréchaux-ferrants, vétérinaires, marchands d’aliments, transporteurs, est parti à 14h15, malgré le recul du gouvernement sur l’autorisation des paris en direct. Alternant « Sauvons le cheval, nos emplois et nos campagnes » et "clapping", le cortège (1500 personnes selon la police, 5000 selon les organisateurs) a rejoint le ministère de l’Economie, rue de Bercy, par l’avenue Daumesnil, s’attirant sur son trajet la curiosité des passants. Un succès pour Thibault Lamare, porte-parole des Jeunes Professionnels de la Filière Cheval (JPFC), à l’origine de la mobilisation. « Nous n’avions aucune expérience en la matière. Voir une telle unité et une telle ambiance, c’est magnifique », et de conclure, « on était venu au départ pour faire une manifestation, au final on fait la fête ! » Une belle réussite pour le mouvement qui comptait en tête de cortège le célèbre cascadeur Mario Luraschi, venu à cheval : « Ce n’est pas parce que j’ai une position privilégiée que j’oublie ceux qui souffrent ».

Au-delà des paris en direct, les manifestants défendaient la filière cheval toute entière, maltraitée selon eux par les gouvernements successifs. « La TVA à 20% a été un véritable massacre ! Je ne vois pas comment un gouvernement qui prétend créer de l’emploi peut le faire en imposant des charges écrasantes », s’indignait Mario Luraschi. Au milieu du cortège en blouse bleue, Gilles Baratoux, vétérinaire à la Clinique de Meslay en Mayenne craignait pour son emploi : « Soigner les chevaux est mon gagne-pain. Si la filière est menacée, ce sont des milliers d’emplois indirects comme le mien qui vont disparaître. Dans ma clinique, nous sommes quatorze vétérinaires dont beaucoup de jeunes. Je crains pour leur avenir. » Même grogne chez Hervé Choplin, entraîneur de trot dans la Sarthe, casaque violette sur le dos : « C’est un ras-le-bol général ! D’abord la TVA, ensuite les paris en directs ! Même si le ministre vient d’annoncer la suspension de cette dernière mesure, c’est un moyen de noyer le poisson, et ça va quand même passer. » « Le gouvernement a intérêt à réagir vite car la prochaine manifestation sera beaucoup moins pacifique ! Pourquoi ne pas faire un lâcher de chevaux dans Paris ! », menaçait Benjamin Houlette, maréchal et entraîneur dans la Calvados.

Les représentants de la JPFC ont ensuite été reçus par le directeur de cabinet de Michel Sapin, Thierry Aulagnon. Ils n'ont, pour l'heure, pas réagi. 

Mathieu Escoula

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