JRE : Le point sur la recherche équine

vendredi 13 mars 2015

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Le 12 mars dernier se tenait la 41ème Journée de la Recherche Equine dans les locaux du FIAP de Paris.

jre 2015 Maurice Barbezant largeL

Béatrice Fletcher

jre 2015 Alain Boissy largeL

Béatrice Fletcher

Maurice Barbezant

Alain Boissy

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Lors de son introduction, Maurice Barbezant (à écouter dans l'interview ci-dessous), président du Conseil Scientifique de l'IFCE, soulignait que l'ensemble des communications et débats étaient retransmis en direct sur 13 sites à travers l'hexagone, mais aussi en Suisse et en Belgique.
Cette journée, dont l’objectif est de faire le point sur l'avancée des recherches concernant l'ensemble de la filière, se découpait en deux parties. La première session, celle de la matinée, présidée par Alain Boissy (Inra), étaient consacrée au comportement.

Clémence Lesimple (Université de Rennes) ouvrait les débats en livrant les résultats d'une étude épidémiologique effectuée sur 276 équidés de 22 races différentes provenant de 17 centres équestres. Objet de l'étude: "le bien-être du cheval et les facteurs d'influence" avec comme indicateurs les blessures, les postures, la position des oreilles et les comportements stéréotypiques. En conclusion, il est confirmé que des conditions de vie qui favorisent le confort et les contacts sociaux, associées à une alimentation équilibrée, et notamment un apport riche en fourrage, sont des éléments facilitant le bien-être. Nouvel aspect isolé lors de cette étude, les conditions de travail et la qualité de l'équitation pratiquée (position du cavalier, rênes courtes) source potentielle de mal-être chez l'équidé. Marianne Vidament (IFCE-Inra) détaillait ensuite ses recherches sur le tempérament de 140 étalons de différentes races, 42 juments Mérens et 56 chevaux d'instruction de l'ENE, avec pour objectif de mesurer à l'aide de tests standardisés leur tempérament (émotivité, activité locomotrice, sensibilité tactile, grégarité, réactivité à l'homme). Là encore, confirmation du fait que l'intensité des réactions, dont la peur, dépendait de l'âge, que les races de trait et de sang affichent une sensibilité tactile et une activité locomotrice différentes. En outre, il est établi que les chevaux présentant une faible émotivité et/ou une faible activité locomotrice ont une probabilité plus élevée d'être adaptés aux cavaliers de petit niveau, et s'avèrent plus simples à débourrer. De son côté, Léa Lansade (Inra de Nouzilly) livrait les conclusions de ses travaux, réalisés en partie lors de concours de Modèle et Allures et d'épreuves de CSO, sur le comportement de jeunes chevaux, afin de caractériser leur émotivité et leur sensibilité. Elle a montré que si les chevaux émotifs sont plus difficiles, ils ont aussi de meilleurs résultats. Si ces tests de tempérament simplifiés pourraient être à l'origine d'une nouvelle démarche de caractérisation, on peut regretter que cette étude ne soit pas complétée par l'observation de chevaux de haut niveau, réputés pour leur extrême sensibilité. 
La première pause de la journée aura été l'occasion de découvrir une exposition de posters scientifiques en lien avec les thèmes abordés.  La seconde partie de la matinée, présidée par Dominik Burger, venu du Haras national d’Avenches (Suisse), traitait de la santé du cavalier, de génétique poney et de la myopathie atypique.

Un après-midi consacré à l’élevage

L’après-midi, présidée par Arnaud Evain et Stéphane Zientara, était consacré à une session spéciale intitulée « De la fécondation au sevrage : quelle conduite d’élevage ? ».
Florence Guignot (INRA de Nouzilly) a fait état des travaux qui ont permis la naissance en mai 2014 à la Jumenterie du Pin de 4 ponettes issues de transferts embryons ayant été congelés. La cryoconservation des embryons équins faisait l’objet de recherches et d’espoirs de la part de la communauté scientifique depuis les débuts des recherches sur le transfert d’embryons, mais semblait bloquée. Un grand pas ayant été franchi, l’INRA va désormais s’appliquer à simplifier la procédure afin de la faire passer rapidement vers les acteurs de terrain. Cette avancée ouvre en effet de nombreuses possibilités économiques, sanitaires, et génétiques, dont le maintien de la biodiversité. Les embryons transférés avaient été auparavant génotypés. Le marqueur le plus simple, celui du sexe, a offert 100 % d’exactitude par rapport aux prédictions. Pour des marqueurs plus compliqués ou demandant plus de temps, la cryoconservation des embryons permettra de les conserver en attendant leur génotypage et les éventuels choix qui en découleront.

Pascalle Chavatte-Palmer (INRA de Jouy-en-Josas) a présenté une synthèse de la littérature disponible démontrant que « la santé du futur poulain se prépare dès la gestation ». Elle s’est notamment attardée sur la question de l’ostéochondrose. Parmi les facteurs ayant un impact sur les conditions de développement prénatal, il y a la question des juments porteuses, dans le cas des transferts d’embryons. Les études montrent qu’il est préférable d’une manière globale d’utiliser des juments de même race et de même type que ceux du poulain à naître, et en tout cas de ne pas prendre des porteuses plus petites (poulains de selle dans ponette). Par ailleurs, il a été constaté qu’une prédisposition à l’ostéochondrose à l'âge de 6 mois semble être accrue chez les poulains dont les mères ont été supplémentées avec de l'orge, par rapport à des juments nourries exclusivement avec des fourrages. Les données recueillies ne permettent toutefois pas de présager de la suite car le statut ostéoarticulaire du poulain âgé de 6 mois reste susceptible d’évoluer jusqu’à 1 an et demi. Les travaux toujours en cours devraient permettre d’ajuster les recommandations nutritionnelles chez les poulinières.
D’autres travaux intéressants ont été exposés concernant les influences maternelles de la naissance au sevrage, et leurs applications aux conduites d’élevage (présentés par Séverine Henry – Université de Rennes 1), l’alimentation de la jument en lactation au pâturage (Claire Collas – IFCE), les principales causes d’avortement (Claire Laugier – Dozulé), et les coûts de maitrise des parasites équins (Jacques Cabaret – INRA Nouzilly).

Le compte-rendu de l’ensemble des communications peut être téléchargé sur le blog du site des Journées de la Recherche : www.jre-cheval.fr

Béatrice Fletcher et Emmanuel Jeangirard

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