Session générale de l’OIE : le transport des chevaux en réflexion

mercredi 05 juin 2013

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Le développement mondial du sport équestre pose la problématique de nouvelles normes concernant les chevaux de compétition et les pays ou zones indemnes de maladies équines. Le sujet a été abordé lors de la 81e Session générale de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE (Office international des épizooties ) fin mai

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Marine Turpin

La session de l’OIE le 28 mai 2013 avec le Dr Gardner Murray, sous la présidence du Dr Bernard Vallat

La session réunit annuellement les représentants des 178 pays membres de l'OIE et les observateurs des organisations internationales ayant un accord officiel avec l'OIE, et d'autres organisations internationales et régionales et des invités. La session générale est l’occasion annuelle de faire le point sur les activités, et notamment de débattre de l'adoption de normes internationales dans le domaine de la sécurité sanitaire. Chez les équidés, la question est d’autant plus d’actualité, qu’il convient déjà de construire la programmation des prochains jeux olympiques au Brésil en 2016.

Une homogénéisation souhaitable
Le Dr Gardner Murray, conseiller spécial auprès de l’OIE a pointé les particularités des chevaux qui sont qualifiés de « HHP » (High Health, High Performance Horse). « Ces chevaux sont très suivis par la FEI et les fédérations hippiques qui gèrent les courses. Ils présentent peu de risques sanitaires ».
Le Dr Gardner Murray soulève certaines problématiques : des mesures de quarantaines peu homogènes entre les pays (elles sont parfois trop souples, ou parfois trop sévères), un manque de priorité sur la santé des équidés, l’absence parfois de réglementation nationale pour les chevaux présents temporairement sur un territoire. « Il est nécessaire de faciliter les transports de ces chevaux » poursuit-il.
Le sujet est important dans la dynamique de croissance de la filière. « En Europe et aux Etats-Unis, le marché est à maturité, mais en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie centrale, en Asie du Sud-est, il y a un développement de la filière du cheval » estime le Dr Gardner Murray. Les Amériques représentent d’ailleurs 44,6% des courses de plat, l’Asie 35%, des proportions qui devrait encore augmenter.

Des normes OIE pour les équidés
Pourquoi des normes OIE seraient-elles essentielles ? « Nous savons que l’OIE dispose de Codes et de normes sur les maladies des équidés et les maladies propres à d’autres espèces ». Ce sont aussi autant d’atouts pour la filière équine en termes de biosécurité : établir un zonage, une compartimentation, assurer la traçabilité des chevaux, leur identification, s’appuyer sur les services vétérinaires. L’importance d’un partenariat public – privé est aussi soulignée. « Tant qu’il n’y a pas de telle coopération entre tous les acteurs, la biosécurité ne peut pas fonctionner » surenchérit le Dr Gardner Murray.
Un groupe ad hoc a donc été formé à l’OIE et il travaille pour l’instant sur les définitions et les normes. Un programme de trois ans est établi. « Les services vétérinaires sont essentiels pour la mise en place des normes et une certification crédible ». « Le développement de normes OIE pour les chevaux HHP est une évolution logique sur la base existante, de la science et d’un processus transparent » martèle le Dr Gardner Murray. La liste actuelle de l’OIE est importante, « mais il faut une liste adaptée à la situation locale » ajoute t-il.

La France prépare les Jeux équestres mondiaux
La France est un pays moteur dans ce domaine, et elle s’appuie sur l’expérience solide du Respe. « Notre pays est particulièrement concerné par ce thème en raison des Jeux équestres mondiaux qui se tiendront en Normandie en 2014 » rappelle le Dr Jean-Luc Angot (DGAL), « nous avons déjà mis en place une gestion. Un contrôle renforcé des mesures de biosécurité et des exigences sanitaires pour l’entrée des équidés en France sont essentiels. Il existe des mesures adaptées pour ces chevaux HHP qui rentrent de façon temporaire ». En outre, « les travaux prennent en compte la réalité de certaines populations animales en protégeant les animaux et le statut sanitaire des différents pays ». La France propose son appui.

Marine Turpin

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