Jacques Myard Contre-Attaque

jeudi 23 octobre 2014

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Rencontre après l'abandon de la construction d'une piste d'obstacle à Maisons-Laffitte - Quelques jours après la décision de France Galop de continuer à courir en obstacle à Enghien et d'abandonner le projet de construction de pistes de haies et de steeple-chase sur l'hippodrome des bords de Seine, le député-maire de Maisons-Laffitte propose un plan de relance. Pour lui, l'avenir passe par un développement du centre d'entraînement. Avec un engagement marqué de la société mère.

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ParisTurf

Jacques Myard

Paris-Turf : Que pensez-vous de la décision de ne pas transformer Maisons-Laffitte en hippodrome d'obstacle ?

Jacques Myard : France Galop, à la suite des prises de position des Conseils du plat et de l'obstacle, a décidé de conserver Enghien pour l'obstacle et Maisons-Laffitte pour le plat. J'en prends acte. Le projet de faire un hippodrome d'obstacle à Maisons-Laffitte avait été initié par France Galop et je l'avais approuvé. Les professionnels des courses n'en ont pas voulu et il ne me revient pas de juger leur choix. 

- Vu le contexte actuel compliqué, cette décision n'est pas sans conséquence…

Il n'en demeure pas moins qu'il faut regarder la réalité en face. Or, qui n'avance pas recule. La filière hippique se trouve globalement en grande difficulté. Avec le recul des paris hippiques, à terme les sociétés mères risquent de se retrouver en grande difficulté financière pour plusieurs années. Il est donc nécessaire de savoir rebondir et prendre des décisions pour sécuriser l'avenir. Et, surtout, il convient à ce titre de ne pas opposer Paris à la province, la province à Paris. Personne ne se sauvera en voulant la mort de l'autre. Il faut donc conforter tous les éléments de la filière hippique.

 - Il faut pourtant faire des économies...Ce n'est pas en réduisant les outils de travail ou en fermant des hippodromes que l'on résoudra la crise ou qu'on trouvera des solutions. De telles décisions ne sont que des fusils à un coup et, chaque fois, la même question revient se poser un peu plus tard. On l'a vu il y a quelques années avec la décision de sacrifier Evry. Fermer l'hippodrome n'a rien changé à la situation globale. 

- Revenons-en à Maisons-Laffitte, que préconisez-vous ?

La première chose sur laquelle insister, c'est que l'hippodrome est conservé, ce qui est parfait pour nous. D'autant qu'il faut rappeler que le coût d'une réunion à Maisons-Laffitte est beaucoup moins élevé que sur d'autres champs de courses parisiens. La seconde, c'est qu'il jouxte le deuxième centre d'entraînement français au niveau des effectifs (environ 800 chevaux) et il est impératif que ce site, qui fournit environ 40 % des partants d'Auteuil et d'Enghien, soit conforté, développé et pérennisé.

 - Comment faire, d'autant qu'on dit que le centre d'entraînement est coûteux ?

La ville a lancé un plan de construction de cinq écuries au Rond-Sévigné. La première est terminée et elle s'est remplie de chevaux plus vite qu'il n'en faut pour le dire. D'autres demandes sont actuellement en cours émanant d'entraîneurs français ou étrangers qui souhaitent s'installer à Maisons-Laffitte en raison de la qualité de ses installations. Je propose donc à France Galop de mettre en place un pacte et un plan pour développer le centre d'entraînement et dépasser les 1.000 chevaux. Cela permettra de rentabiliser les coûts d'exploitation et de faire baisser le point critique de rentabilité. Pour moi, cet objectif est possible et atteignable en quelques années. 

- Qu'attendez-vous de France Galop ?

Un discours clair et engageant. Je viens d'écrire en ce sens au président Bertrand Bélinguier. L'idée consiste à promouvoir le centre d'entraînement et à prendre des actions concrètes ensemble pour permettre d'accroître le nombre de chevaux sur le site mansonnien. J'entends souvent dire que les centres d'entraînement franciliens, Chantilly et Maisons-Laffitte, coûtent trop cher, qu'ils sont, à terme, condamnés et que la province s'en plaindrait. Croyez-vous que la province s'en sortira si les centres d'entraînement de Chantilly et de Maisons-Laffitte sont en danger ? En l'occurrence, le malheur des uns fera aussi le malheur des autres. Comme le cheval, qui a quatre jambes, la filière hippique doit aussi marcher sur plusieurs jambes. Il est nécessaire que nous mettions en place un plan de relance dans lequel la ville ait toute sa place et ce malgré les difficultés financières. C'est comme cela que nous sortirons de cette période difficile. Tous ensemble.
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