Arc : Le Japon en rêve...

samedi 05 octobre 2013 - Île-de-France

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Et Trêve lui donne des cauchemars. C’est la course de l’année pour les amateurs de galop. Le 92e Prix de l’Arc de Triomphe, prévu dimanche à Longchamp, réunit les meilleurs pur-sang de la planète sur la distance classique. Parmi eux, Orfevre semble tout désigné pour offrir au Japon son premier succès dans l’épreuve.

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Paris Turf

Orfèvre, l'atout n°1 du Japon

Mais Trêve, la petite merveille de Christiane Head-Maarek a les moyens de briser ce rêve. A moins que, comme souvent, cette 92e édition nous donne à admirer un autre cheval, un nouveau soleil levant…

Il y a eu El Condor Pasa (2e en 1999), il y a eu Deep Impact (3e distancé en 2006), il y a aussi eu le surprenant Nakayama Festa (2e en 2010) ou encore Orfevre, déjà, qui croyait, l’an dernier, que l’Arc se courait sur 2 100 mètres. Pourtant, le Japon n’a jamais semblé aussi bien armé que cette année pour décrocher, enfin, le triomphe que tout un pays fou de turf attend.

Orfevre (8) sera donc leur champion numéro 1. Sa démonstration dans le Prix Foy en a fait le favori logique des bookmakers. Et la présence, sur son dos, de Christophe Soumillon, à qui tout semble réussir en ce moment et qui n’adore rien de plus que de monter la première chance de la course, représente une belle assurance pour se parer d’or. Même les nuages, qui s’amoncellent en ce début de week-end sur la région parisienne, ne doivent pas trop inquiéter son entourage, qui aura noté que le dernier de leur protégé a eu lieu en terrain souple.

Si, malgré tout, Orfevre devait passer à côté, le Japon pourra également compter sur l’atout Kizuna (14), lauréat, lui, de l’autre grande préparatoire (pour 3 ans), le Prix Niel. Moins impressionnant que son compère dans la manière, le fils de Deep Impact n’a peut-être pris que ses marques ce jour-là. Car les journalistes qui se sont penchés sur les vidéos de ses précédents succès (notamment le Derby japonais) sont formels : le poulain a plus de gaz que ce qu’il a montré le 15 septembre et tient sans problème les 2 400 mètres (et même un peu plus).

Pour le pays du Soleil-Levant, la menace réside d’abord et surtout en un nom : Trêve (18). La petite merveille de Christiane Head-Maarek, toujours invaincue après quatre sorties, rappelle un peu une certaine Zarkava. Même si l’impression visuelle n’est pas la même, le doublé Diane-Vermeille sonne comme du déjà-vu. Française de naissance et d’entraînement, quatarienne de casaque, la fille de Motivator a tout d’une lauréate d’Arc. Il faut l’avouer, le changement de pilote peut cependant inquiéter. Ce n’est pas le talent de Thierry Jarnet qui est en cause (il sait comment remporter des Prix de l’Arc de Triomphe), mais il n’a plus monté la pouliche depuis le Diane : avoir été sur son dos lors de sa plus récente sortie est toujours un avantage. Il a une certaine pression, mais l’entraîneur l’a mis publiquement dans les meilleures conditions.

Les amateurs d’énigme apprécieront à sa juste mesure le cas d’Intello (17). L’impressionnant vainqueur du Jockey Club n’a rien fait comme tout le monde. Passée par le Prix Messidor (1er), le Jacques le Marois (3e) et le Prince d’Orange (1er), sa route le conduit à découvrir la distance classique le grand jour seulement. Mais André Fabre (sept Arc au palmarès) peut bien s’amuser et démontrer une nouvelle fois que le non-conformisme peut conduire jusqu’au succès. Pour ce faire, il a le jockey idoine, Olivier Peslier, l’homme qui ne connaît pas la pression…

L’absence de Novellist (2), fiévreux et non-partant, enlève une sérieux prétendant à la victoire et prive l’Allemagne d’une nouvelle occasion de montrer qu’elle devient une grande nation de ce sport. On regardera donc du côté de Ruler of the World (15), au joli coup de rein final dans le Niel et qui pourrait réhabiliter la ligne décriée du Derby d’Epsom. Si Flintshire (10) court comme dans le Grand Prix de Paris (bon terrain), il peut gagner. S’il fournit sa valeur du Niel (terrain souple), il ne peut, au mieux, que viser une place dans les cinq. Le gagnant du St Leger de Doncaster, Leading Light (11), a été supplémenté de manière raisonnable. Autres atouts d’André Fabre (cinq partants), Penglai Pavilion (13) et Ocovango (12) n’ont pas usurpé leurs places dans la course. Après un superbe printemps et début d’été (Irish Gold Cup, Eclipse Stakes et Prince of Wales’ Stakes), Al Kazeem (3) a un peu baissé de pied récemment. Sans son 18 dans les stalles, qui risque de le condamner à subir la course, il aurait le profil parfait de la grosse surprise. Pirika (9), encore une Fabre, porte la casaque cousine d’Orfevre, celle de Teruya Yoshida… Enfin glissons un mot sur la belle histoire Very Nice Name (1), venu des gros handicaps à 3 ans et dauphin d’Orfevre pour sa dernière sortie.

Retrouvez le numéro spécial Prix de l’Arc de Triomphe et le pronostic de Florent Béasse dans Paris-Turf daté de samedi.

Toute l'info des courses est sur www.paris-turf.com

Paul Marie GUYON / Paris Turf

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