Décès de Jean-François Bernard

mercredi 27 mai 2015

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C'est avec beaucoup d'émotions que nous avons appris la disparition de Jean-François Bernard. Il s’est éteint mercredi matin, à 8 heures, des suites d’une longue et éprouvante maladie. Originaire de Charente, il était devenu l'entraîneur numéro 1 chez les pur-sang arabes, accumulant les succès d'envergure nationale et internationale.

Jean-François Bernard largeP

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Jean-François Bernard

Sa réussite a fait du centre d'entraînement de La Teste le plus important d'Europe par le nombre de pur-sang arabes entraînés. Le 4 octobre dernier, encore, à Longchamp, Loraa mettait à l'honneur son savoir-faire, dans le Qatar Total Arabian Trophy des Juments. Sa carrière met en évidence sa capacité à réussir avec tous types de chevaux, puisqu'il a gagné plusieurs quintés en plat, mais a aussi une multitude de succès en obstacle, à Auteuil ou à Pau, notamment. Nos pensées vont à sa compagne, Elisabeth Garel, ses parents et ses soeurs.

Certains de ses proches nous ont fait par de leur réaction :
Christophe Ferland : "Je viens de perdre mon ami. Il était comme un père pour moi. Il était mon voisin d'écurie, mais bien plus que ça. C'était le parrain de mes enfants. Le plus dur maintenant est pour ceux qui restent. Il faut continuer."

 Thierry Lemer: "J'ai fait sa connaissance dans les années 80, quand je suis venu m'installer dans le Sud-Ouest. J'ai monté pour lui en obstacle. Son passage au Moyen-Orient lui avait permis de rebondir en France, dans le créneau des pur-sang arabes."
Thomas Fourcy: "Je suis attristé pour sa femme et sa famille. Je suis arrivé dans le créneau des pur-sang arabes avec un énorme respect pour sa réussite et son travail; j'étais le petit jeune qui arrivait. C'était Monsieur Jean-François Bernard, avec sa personnalité, son travail et ses résultats."
 

Jean-Bernard Eyquem: "C'était quelqu'un de très attachant. Évidemment, il poussait des coups de gueule. Mais il avait souvent raison. Il savait ce qu'il voulait. Il était exigeant avec lui-même et avec les autres. Mais c'était aussi une carapace. Il avait le cœur sur la main. L'hiver dernier, je suis parti une semaine avec lui et Babeth (NDLR Elisabeth Garel). J'étais avec le vrai Jean-François Bernard, celui qu'on connaît moins. Très attachant. Il a beaucoup compté pour moi, dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée. Il m'a ramené dans le Sud-Ouest quand j'avais dix-huit ans et il m'a fait gagner mon premier quinté et ma première listed. J'ai dû obtenir le tiers de mes victoires pour lui. La dernière fois que je l'ai eu au téléphone, c'était lors de la victoire de Sylvine Al Maury. Je lui ai dit : « Je te jure, elle est vraiment bonne. » Il a éclaté en sanglots et a raccroché. J'en ai eu la boule au ventre.

Je pense à Babeth et à Olivier Trigodet. Je pense à ceux qui restent. Même si nous y étions préparés, c'est tôt. Trop tôt. Trop vite. Trop injuste."

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