Gailo et Steve repartent en guerre
mercredi 16 mars 2016

Steve Haes a l'oeil à tout. Il veille sur Gailo Chop. Rien n'est laissé au hasard.
Steve Haes a l'oeil à tout. Il veille sur Gailo Chop. Rien n'est laissé au hasard. © Paris Turf

Mercredi matin, à Bordeaux, Gailo Chop a effectué un dernier gros travail, avant de prendre la direction de Dubaï. Steve Haes ne le quitte pas d'une semelle et veille sur lui à chaque instant. Une nouvelle carrière pour l'ancien jockey d'obstacle.

En observant Steve Haes et Gailo Chop, on comprend qu’une grande complicité s’est installée entre eux. Ils se connaissent par cœur. L’ancien jockey d’obstacle a repris un coup de jeune depuis qu’il s’occupe du champion. Non seulement il le monte le matin, mais il l’accompagne aussi lors de ses périples à l’étranger. New-York, Ascot, Melbourne et Hong Kong…

Avec des ressentis différents : « Hong Kong, ça ne m’a pas plu. On aurait dit la Défense, en plus grand. En plus, pour aller en Chine, par exemple, c’est compliqué. Non, ce n’est pas ce que j’ai préféré. La prochaine destination, c’est Dubaï ; je ne sais pas à quoi m’attendre. Je ne me stresse pas pour le voyage car Gailo Chop est devenu habitué ; il ne pose aucun problème. Je regrette quand même de ne pas pouvoir voyager avec lui et de devoir partir la veille. Mais j’ai confiance en lui. »

Une confiance rehaussée depuis le travail de mercredi matin, à Bordeaux. Steve est arrivé sur l’hippodrome avec Frédéric Gouffran, Gailo Chop dans le van. Un autre véhicule, conduit par Nancy, une employée d’Antoine de Watrigant, emmenait Duke of Ellington et Royal Julius, les sparring-partners de Gailo Chop. Le rituel est maîtrisé. Steve prépare son cheval. La couverture massante, le pansage, rien n’est laissé au hasard.

Dans le calme : « Il est vraiment très pro. Cela ne le bile pas d’être sur un hippodrome. » Thierry Pibouleau, jockey de Duke of Ellington, Jean-Baptiste Hamel (Royal Julius) et Thierry Jarnet arrivent sur l’hippodrome. Steve marche Gailo Chop pendant qu’Antoine de Watrigant présente le travail à effectuer aux pilotes. Les chevaux partent en piste. Steve est dans les tribunes, observant Gailo Chop.

Parti derrière Duke of Ellington au poteau de départ des 1.900 mètres, il passe son premier lièvre tandis que Royal Julius démarre à mi-ligne opposée. À la sortie du tournant, Gailo Chop vient à la hanche de Royal Julius, comme pour prendre sa mesure. Ils restent finalement ensemble et passent ainsi le poteau. Au retour, Steve accroche la longe au mors, un sourire de satisfaction sur le visage. Le travail a été concluant.

En revenant aux écuries, Gailo Chop boit dans son seau, puis dans celui de Royal Julius. Nancy s’exclame : « Pas dans le mien ». Et Steve Haes, dans la bonne humeur, de répondre, du tac au tac : « Lui, il a tous les droits. » Vient l’heure de la douche. Puis Gailo Chop va regagner son box. Il est 11h45 et il ne quittera Bordeaux qu’aux alentours de 16 heures. « Demain matin, jeudi, je vais le sortir gentiment à Chantilly. Puis ce sera le voyage vendredi. »

Un voyage plein de sérénité : « Ce boulot lui a vraiment fait le plus grand bien. Il est beaucoup beaucoup mieux que lors de sa rentrée. »

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