Le point de vue de Jacky Souloy : des chiffres et des raisons d'espérer
jeudi 17 mars 2016

 Jacky Souloy
Jacky Souloy © Paris Turf

Caen, le 4 mars 2016. Assemblée Générale de la Société du Cheval Anglo-normand. Extraits du Bilan d'Activité 2015 de la SECF dressé par Guillaume Maupas. Retenons ces chiffres :

- 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires au PMU, pour Le Trot, en 2015

- 252,6 millions d'euros d'allocations en prix de courses

- 28,9 millions d'euros de primes aux éleveurs de Trotteurs français

- 7,1 millions d'euros gagnés par les chevaux étrangers entraînés en France

- 12 millions d'euros gagnés par des Trotteurs français appartenant à un propriétaire étranger

- 972.170 euros gagnés par des chevaux étrangers appartenant à un propriétaire français.

Des chiffres meilleurs que prévu pour le meeting d'hiver de Vincennes, comme cela a été souligné dans les colonnes de “Paris-Turf”, le 7 mars dernier : “Vincennes a clôturé son meeting par de très bons enjeux PMU, +16,5% par rapport à la même réunion en 2015”. Ce n'était pas évident lors de la prévision budgétaire en 2014 pour 2015. Bien sûr, la médiatisation de notre champion Bold Eagle, la croissance des enjeux étrangers - en particulier norvégiens, suédois, italiens -, y sont pour quelque chose. Pour autant, est-ce rassurant ?Structurellement, pour Le Trot, c'est oui. C'est le savoir-faire, l'antériorité, le juste retour des choses. C'est le fruit de deux siècles d'investissements : le XIXe pour s'extraire de la sacro-sainte Race Pure ; le XXe pour mettre en place notre propre marché, notre économie avec son cadre juridique, social, fiscal, agricole et son produit, notre filière équine.C'est le mérite de “l'Anglo Normandie”. Pour Paris, c'était simple: la gare de Caen, la gare Saint-Lazare, puis la Rue d'Astorg voisine.C'est l'Association SECF loi 1901, son réseau d'hippodromes pour le spectacle, les paris. C'est 1903, le premier stud-book du Trotteur français, qui – mis au bout des Tables polonaises – vous donne toute la filiation de la Race, depuis le petit cheval Arabe sélectionné par l'âpreté et la razzia du désert, transcendé dans les prairies du sud de l'Angleterre et sélectionné au travers des “matchs” de l'aristocratie anglaise et la chasse au renard, car il fallait bien sauter les murets de pierres… Aujourd'hui, c'est bien sûr le PMU, Equidia, le numérique, la dématérialisation qui fait bouger en temps réel d'importantes masses financières. Sur toute la planète, si on le veut.Conjoncturellement, nous avons une opportunité, et il ne faut pas se tromper d'adversaires. Ceux-ci sont dans les stades, les clubs sportifs, très médiatisés. Il nous faut rebondir grâce à nos amis scandinaves, italiens… Avec eux, nous allons pouvoir jouer de la “glorieuse incertitude du sport”. À l'image de la Triple Couronne, avec le champion Bold Eagle et son challenger Lionel. Tous ont “bien joué le coup”, avec fair-play.L'accolade de Sébastien Guarato avec Fabrice Souloy à la télévision était une image forte, et monsieur Pilarski un super ''vendeur''… Chapeau ! On en redemande.

Jacky Souloy, administrateur du Haras de Ginai

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