Les courses reprennent à Chantilly
mardi 20 février 2018

centre entrainement Chantilly
Chantilly regroupe 2300 galopeurs de plat et d'obstacles. © Photo Scoopdyga

Le départ en retraite de Criquette Head, présidente des entraîneurs à la tête d’une des plus brillantes écuries, a mis en lumière le centre d’entraînement de Chantilly, sans équivalent en Europe.

A Chantilly, le cheval rythme les journées et les saisons, il imprègne toutes les facettes de la vie, économique, politique, sociale, culturelle. C’est un art de vivre. Ici, on a repensé le paysage à son avantage. Les princes de Valois puis les Bourbon et les Orléans ont dessiné la forêt pour la chasse à courre, la ville est venue plus tard quand l’espace a été aménagé au milieu du XIXème siècle pour les courses de galop. Maintenant, toutes les disciplines bénéficient de cette concentration unique d’équipements.

Les Pur-sang passent à travers la ville dès l’aube, quand les lads les emmènent en colonne, au pas, vers le rond de présentation. Là, l’entraîneur les observe : « le métier est dans le regard porté sur chaque cheval », répétait Criquette Head. Elle connaissait tous ses pensionnaires, leur génétique et leurs résultats. « On regarde nos chevaux à l’infini car ce sont eux qui nous disent quand ils sont prêts pour la compétition. » Après, ils partent au petit galop de chasse rejoindre la piste en forêt. On les attend en bordure, on entend d’abord un souffle, on aperçoit une silhouette, on perçoit un mouvement assourdi comme un coup dans la mousse et tout à coup ils sont devant nous, ils filent, ils sont passés. Ils volent sur le sable. France-Galop entretient les 145 kilomètres de pistes, chacune avec ses caractéristiques, « après chaque lot on passe la herse, nous devons à ces athlètes la couche de sable la plus homogène, la plus régulière possible », expose Mathieu Vincent, directeur de France Galop Chantilly.

Le centre d’entraînement rassemble 2300 galopeurs de plat et d’obstacle, un millier de cavaliers entraîneurs, et autant de cavaliers et de chevaux de sport, qui ont fait naître une foule d’entreprises, un centre de formation, des cliniques et des sociétés de services. La filière est stable, avec 107 entraîneurs actuellement, comme Alain de Royer-Dupré, André Fabre, les écuries Devin, Graffard, Brandt ... La liste est longue, complétée par 18 entraîneurs étrangers, belges, grecs ou japonais. « On a toujours attiré des professionnels extérieurs, grâce à la qualité des infrastructures, à l’histoire, à la beauté du site, à sa proximité avec Paris et grâce aux allocations versées en France », souligne Marin Le Cour Grandmaison, directeur adjoint de France Galop. Le cheval assure plus de 2000 emplois et on recrute actuellement des lads et des cavaliers d’entraînement. L’hippodrome est de tous les concours internationaux et de toutes les fêtes car Chantilly aime le faste. On y court en toute saison, mais le sommet des mondanités reste juin avec le Jockey club, suivi du prix de Diane le dimanche suivant. L’élégance est de mise, à l’unisson du décor somptueux, en blanc et vert, entre la ligne droite des écuries aussi élégantes que le château posé en contrebas comme un cygne sur l’étang.

Laissons la conclusion à Edouard de Rothschild, président de France Galop et président d’honneur de Chantilly jumping : « je me réjouis que le cheval, dans toutes ses dimensions de courses et de sport, soit consacré dans cet écrin remarquable. Chantilly est avant tout une terre princière qui sublime depuis plusieurs siècles cette conquête qui est notre passion. »

Calendrier des courses :

  • 16, 22, 23, février.
  • 6, 9, 13, 15, 20, 26, 31 mars.
  • 3, 13, 16, 27 avril.
  • 2,7, 11, 18 mai.
  • 3, 17, 22 juin.
  • 9, 23, 27 juillet.
  • 1 e , 15, 21 septembre.
  • 1 e , 12, 16 octobre.
  • 7, 8, 13 novembre.
  • 26 décembre.

Plus d'infos sur www.france-galop.com