Les “entraîneurs en colère” tirent le signal d'alarme

dimanche 14 décembre 2014

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Vendredi à Deauville, mouvement de protestation des professionnels avant les courses - À l'appel de Mathieu Boutin, Sandrine Tarrou et Corine Barande-Barbe, une centaine de professionnels ont manifesté leur mécontentement sur l'hippodrome de La Touques. Pour une première, ils se sont contentés d'envoyer un message et de retarder les opérations de la réunion d'une heure et demie...

BOUTIN Mathieu (Entraineur), DELEGUE Thierry (France Galop) largeL

Mathieu Boutin (Entraineur) porte parole du mouvement et Thierry Delegue (Directeur général France Galop)

Un vote à main levée peu avant treize heures en a décidé : dans leur grande majorité, les “entraîneurs en colère” (comme ils se surnomment eux-mêmes) ont choisi de laisser les courses programmées vendredi à Deauville se disputer (au moins sept d'entre elles, les deux dernières ayant été reprogrammées ce samedi), avec une heure et demie de retard, et d'en rester là de leur démonstration de mécontentement. En attendant plus peut-être...
Une centaine de personnes ont ainsi répondu à l'appel lancé par plusieurs associations d'entraîneurs (Association des Entraîneurs-Propriétaires, Groupe IDF, Actionnaires du Galop) pour manifester leur grogne : de nombreux entraîneurs des deux centres d'entraînement franciliens (Chantilly et Maisons-Laffitte), une pléiade de professionnels venus des régions (Maxime Cesandri, Patrick Khozian, Robert Laplanche, Keven Borgel, etc.) entouraient Mathieu Boutin (AEP) et Sandrine Tarrou (GIDF), Corine Barande-Barbe (ADG) étant présente à Hong Kong au côté de Cirrus des Aigles (en lice dimanche dans la HK Cup).  

Entraîneurs en colère, entraîneurs en danger...

Porte-parole du mouvement, Mathieu Boutin n'a pas manqué de répondre aux différentes sollicitations des médias (Canal+, France 3 régions, Equidia...) afin d'expliquer l'importance d'une telle mobilisation : “Sans une prise de conscience urgente, c'est tout le système qui va s'effondrer. Affaiblis par des mesures pénalisantes, toujours plus nombreuses, les acteurs majeurs de l'Institution que nous sommes n'en peuvent plus. Les restrictions financières ajoutées à une inflation de nos frais de fonctionnement pour répondre au nombre croissant des courses et leurs horaires nous ont déjà mis dans le rouge. Le plan de redistribution des allocations prévu par le Conseil d'Administration pour 2015 s'assimile à une baisse supplémentaire de nos ressources et n'est pas acceptable. Et on voudrait maintenant, pour couronner le tout, museler et exclure progressivement des débats les entraîneurs... Qui pourrait cautionner une modification du code électoral avant une élection ? Cette pratique est digne des républiques bananières. [...]” 

Et après ?

Si, au niveau de la mobilisation, les “entraîneurs en colère” peuvent s'estimer heureux de ce regroupement censé donner l'alerte sur le devenir de leur profession, on ne peut que regretter l'absence des entraîneurs “classiques”, figures emblématiques, capables de donner encore davantage de poids aux revendications (augmentation de 1 % des allocations, maintien du système actuel des primes propriétaires, maintien du code électoral actuel, organisation dans chaque région d'un programme de proximité, étude d'un véritable plan de relance). “S'ils ne sont pas présents, beaucoup se sont dits solidaires par écrit, souligne Sandrine Tarrou : Alain de Royer Dupré, Mikel Delzangles, Nicolas Clément, Pascal Bary...” Après le communiqué de Christiane-Head Maarek, présidente de l'Association des Entraîneurs, plus tôt dans la semaine, se désolidarisant du mouvement, il semble fondamental que les entraîneurs parviennent à parler d'une seule et même voix. Et même que les autres professions (éleveurs, propriétaires, jockeys) s'unissent pour peser pleinement dans la balance, au lendemain d'une première rencontre avec les dirigeants de la société mère n'ayant pas réussi à renouer le dialogue. Car, comme le dit Thierry Jarnet, seul jockey présent jeudi aux côtés des manifestants : “On est tous dans la même galère... La filière va mal et c'est important de montrer notre soutien. Il est temps de réagir.
Si la prochaine échéance, le vote du Budget 2015, le 22 décembre, arrive à grands pas, Mathieu Boutin et ses confrères ont prévenu : la prochaine fois, ils ne se contenteront pas de retarder les opérations. Le ton est donné, le signal d'alarme est tiré.

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