Olivier Peslier : “Toujours la même foi”

vendredi 11 juillet 2014

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Déjà vingt-cinq ans de carrière pour ce professionnel au palmarès qui force le respect et l'admiration. L'occasion de faire le point. Discussion à bâtons rompus avec l'homme aux plus de 3.200 victoires, 109 groupes I et quatre cravaches d'or, pour ne citer que l'essentiel.

Olivier Peslier  largeL

Paris Turf

Olivier Peslier

À 41 ans, comment vous sentez-vous ?En parfait état. D'ailleurs, physiquement, je suis plus fort que je ne l'étais à 20 ans. Cela aide à pousser dans le final… J'ai toujours la même foi, la même passion. Cela me fait toujours autant plaisir d'exercer mon métier. En plus, je travaille avec des gens que j'aime. Cela fait 11 ans que je suis sous contrat pour la famille Wertheimer ; nous avons tissé des liens solides. Nous sommes soudés dans les bons comme dans les mauvais moments. On va retenir de cette association la fantastique Goldikova (14 groupes I), Intello (Prix du Jockey-Club 2013) et Solémia (Prix de l'Arc de Triomphe 2012).

Malgré votre prestigieux palmarès, avez-vous encore des objectifs à atteindre ?On peut relever que je n'ai encore jamais remporté le Prix de Diane mais je ne fais pas une fixation dessus ; il y a beaucoup plus mal loti que moi qui ai gagné quatre fois l'Arc… Ce qui me motive, c'est de monter toujours au maximum de mes possibilités, quel que soit le cheval que j'ai entre les mains. Parfois, certains entraîneurs pensent que, vu mon âge et mon palmarès, je suis un jockey uniquement pour les bonnes épreuves. C'est faux : je suis aussi concerné par le résultat, que ce soit un cheval de petite ou de grande catégorie. Vous ne pouvez pas savoir le bonheur qu'on peut apporter à l'entourage d'un cheval avec qui on gagne une petite course. C'est de l'émotion à l'état pur !

Géographiquement, vous avez changé de région il y a peu. Avec un peu de recul, comment cela se passe-t-il ?Ma femme, Émilie, était installée dans les Pyrénées Atlantiques, à Urt, près de Bayonne, et je l'ai rejoint il y a un an et demi. Le climat y est très favorable et j'ai trouvé mon rythme de croisière. Avec mes contrats pour la famille Wertheimer et le cheik Al Thani, je suis amené à monter très souvent en région parisienne mais, bien que n'étant plus basé sur Chantilly, cela ne me pose aucun problème, vu les nombreux moyens de transport. Je suis facilement disponible, comme je pouvais l'être avant. De toute façon, de nos jours, où que vous soyez, vous êtes amenés à vous déplacer fréquemment, car il y a des courses partout.

Quel regard portez-vous sur vos collègues en général et sur Christophe Soumillon en particulier ?Avec toute l'expérience que j'ai pu emmagasiner dans ma carrière à travers le monde, je trouve qu'en France, on a les meilleurs jockeys de la planète. En plus, ils savent prendre l'initiative de se décentraliser ou de partir à l'étranger quand l'horizon est bouché et cela fonctionne très bien pour eux dans leurs nouvelles aventures. Quant à Christophe Soumillon, il voyage partout, va de l'avant ; c'est un battant qui apporte beaucoup à notre profession. Il est doué ; c'est un génie.

Comment analysez-vous votre première partie de l'année en cours ?Elle a été mitigée. Rien de surprenant par rapport à l'évolution de l'écurie. On attend maintenant les 2 ans qui vont courir en août et en septembre. Cela va donner une idée pour l'année prochaine. Je pense que le second semestre sera meilleur.

Lorsque votre carrière de jockey prendra fin, le métier d'entraîneur vous tente-t-il ?Non, pas du tout. Ce n'est pas mon truc. Ma femme élève et est propriétaire de chevaux de course, en plat et en obstacle (écurie Lafeu). Je l'aide déjà et j'ai ma reconversion toute trouvée. C'est déjà beaucoup de travail. Je préfère être mon propre chef dans une petite entreprise familiale plutôt que de travailler avec beaucoup de personnes dans une plus grande structure. Comme cela, il n'y a pas de compte à rendre.

Quel message avez-vous envie de faire passer sur votre métier ?Qu'il faut toujours être au top, car les clients veulent que vous gagniez quel que soit votre âge. Il faut toujours travailler, ne jamais baisser les bras, constamment se remettre en question, même si on est au zénith. La réussite est à ce prix. Vous savez, sur une échelle, il y a de la place pour tout le monde. Mais, si vous descendez d'une marche, il y en a un autre qui vous remplace… Si j'avais un conseil à donner, c'est de se concentrer sur soi et ne pas se disperser, en s'occupant des autres. Mieux vaut balayer devant sa porte que de regarder à côté.

Toute l'info des courses est sur www.paris-turf.com

Gilles Pomade / Paris Turf

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