Rencontre avec Nicolas Caullery

vendredi 07 mars 2014

  • imprimer

Un entraîneur à qui tout réussit actuellement - Alors qu'il n'a pas tout à fait trois ans d'exercice dans la profession, le jeune entraîneur cantilien ne cesse de se distinguer depuis quelques mois. Gros plan sur sa façon d'appréhender son métier.

Nicolas Caullery largeL

Cagnes-sur-Mer, le 20 janvier. Ce jour-là, Nicolas Caullery a placé ses deux pensionnaires, le gris Special Request et Stranger In Paris, aux deux premières places d'un handicap. C'est en compagnie de sa compagne, Marine Henry, qu'il pose pour la traditio

Depuis le meeting hivernal de Deauville (trois succès à son actif), Nicolas Caullery connaît une belle réussite avec son petit effectif, construit essentiellement avec des chevaux de faible valeur, acquis à réclamer.Cela s'est confirmé dans la foulée à Cagnes-sur-Mer, où il a obtenu quatre victoires et de nombreux accessits. Il faut dire que l'improvisation ne fait pas partie de son vocabulaire. “J'ai un plan de travail bien établi sur toute l'année, affirme-t-il. Actuellement, à la réouverture des courses sur les hippodromes parisiens, mes pensionnaires vont profiter de leur état de forme avancé pendant un mois et demi. Ensuite, j'aurais moins de partants, car certains d'entre eux partiront au repos. En même temps, je ferais mes achats à réclamer en vue du meeting de juillet-août à Deauville. Comme je travaille surtout avec des chevaux issus des réclamers, je fais attention à ce que j'achète ; j'ai mes convictions quand je mets un bulletin dans l'urne. En août, c'est le temps de faire mon marché pour l'hiver. La période allant de mi-septembre à mi-novembre est ensuite plus creuse, car je laisse volontairement sur la touche mes élèves qui sont réservés pour les meetings hivernaux sur la PSF.” 

Confiance de mise avec les propriétaires

Tout ceci ne pourrait évidemment pas être possible si le jeune homme n'était pas bien entouré. À commencer par ses propriétaires, qu'il a su fidéliser depuis ses débuts, le 1er avril 2011. Les bons résultats s'enchaînant, Nicolas Caullery a su en attirer de nouveaux. L'effet boule de neige... “J'ai la chance d'avoir des clients connaisseurs, qui savent très bien qu'il est très difficile de s'enrichir avec des chevaux de courses, souligne-t-il. Déjà, pouvoir couvrir les frais est plus ou moins une victoire. Pour eux, quel que soit le résultat, c'est avant tout le plaisir de voir leurs représentants courir qui est important. Je partage une relation de convivialité avec eux ; j'aime être proche d'eux, que cela soit dans la victoire ou dans la défaite.”Son ascension, c'est aussi le fruit du travail en équipe, car tout le personnel mérite d'y être associé. “C'est vraiment un succès collectif, insiste Nicolas, car je ne serais pas là, si je n'étais pas bien épaulé. Ainsi, ma compagne, Marine Henry, m'aide beaucoup, même si elle entraîne à côté ses propres chevaux. Elle est toujours de bon conseil, comme je peux l'être pour ses pensionnaires. C'est très appréciable d'avoir un œil professionnel extérieur, ce qui permet parfois de rectifier des erreurs.”Installé à Chantilly, avec un effectif oscillant entre vingt-cinq et trente chevaux, Nicolas Caullery avoue bénéficier d'un outil de travail exceptionnel, tant pour le plat que pour l'obstacle, une discipline vers laquelle il se tourne de plus en plus. Il entend garder un nombre raisonnable de pensionnaires pour coller à sa méthode d'entraînement. “Je me donne le temps de faire du cas par cas, souligne-t-il. Je veux pouvoir connaître avec précision les aptitudes de tous mes élèves ; tous suivent un travail spécifique, adapté à leurs compétences. Avec cette méthode, j'essaye d'améliorer les chevaux que j'achète à réclamer, comme Spécial Request en ce moment. Il est capable d'enlever son quinté et peut-être de briller dans les listeds. Pourtant, je ne croyais pas, au départ, que l'on allait avoir autant de satisfactions avec lui. Avant lui, Zack Hope, aussi acquis à réclamer, m'avait apporté de vives joies et c'est toujours le fer de lance de l'écurie, même s'il est difficile à placer.” 

L'obstacle, une discipline à part

L'obstacle tient une place importante sur le chemin tracé par Nicolas Caullery.Ce qu'il aime beaucoup, c'est la préparation d'un cheval d'obstacle : “On apprend énormément en dressant un cheval ; cela demande beaucoup d'implication. Cela me sert aussi dans mon travail quotidien, car quasiment tous mes pensionnaires sautent le matin. Cela les détend et leur change les idées. Ma méthode d'entraînement me permet d'élargir la palette de leurs compétences, car ils peuvent courir de 1.600 à 2.400 mètres.”Nicolas a obtenu de brillants résultats avec Guilio Cesare (propre frère du bon Rocket Man), son premier cheval d'obstacle, acquis... à réclamer.Cette année, il va donc avoir plus de cartouches dans cette discipline, avec pas mal de 4 ans, dont I Thank You, à suivre en bon terrain, ou encore Manque de Toi

Toute l'actualité des courses est sur www.paris-turf.com

Gilles Pomade

  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A table N48 - François Xavier Boudant

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
Equitagada 21 master la jambe fixe

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr