Alexandre Abrivard, dernier lauréat du Prix de Cornulier

lundi 08 février 2016

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Après avoir réalisé sa plus belle année (2015 a été riche de 118  succès pour lui), Alexandre Abrivard a fait sienne l'édition 2016 du Prix de Cornulier, l'épreuve reine pour les trotteurs et les jockeys montés, en selle sur la valeureuse Scarlet Turgot. De nouveau au service de son père, Laurent, depuis le mois d'avril 2014, il mène une carrière de catch-jockey-driver de main de maître. Itinéraire d'un enfant surdoué.

Alexandre Abrivard largeL

Paris Turf

Alexandre Abrivard, dernier lauréat du Prix de Cornulier

Quemeu d'Ecublei, Nene'Degli Ulivi, Bilibili, Scarlet Turgot, Riglorieux du Bois et autres Aldo des Champs.  Tous ces champions ont pour seul dénominateur commun Alexandre Abrivard, qui a connu la joie du succès avec chacun d'entre eux. Le jeune homme a d'ailleurs très tôt su assumer le sens des responsabilités. Associé à Royal Quito (“qui est rapidement devenu mon premier chouchou, d'autant qu'il défendait les couleurs de mon père”), à La Capelle (“un hippodrome qui a souvent réussi à ma famille”), il ouvre son palmarès le 15 août 2009, tout juste une semaine après avoir débuté en compétition. C'est en selle sur Shall We, le 8 août de cette même année, qu'Alexandre effectue son baptême du feu, en course, qui ne lui laissera malheureusement pas un souvenir impérissable, car il sera rapidement disqualifié : “Un rêve qui s'est rapidement transformé en cauchemar. Le soir de la course, je me suis dit qu'il valait mieux pour moi que je devienne boulanger (rires).”Quelques mois plus tard, Alexandre remporte, en selle sur l'ogre Quemeu d'Ecublei, l'un des plus importants succès de sa carrière, le plus prestigieux pour un apprenti monté, le Prix Yvonnick Bodin, le 2 janvier 2010, tout juste neuf ans après son cousin, Matthieu (lauréat de l'édition 2001 de cette épreuve, en selle sur Gentleman du Rib). “C'est un succès très important pour notre famille, apprend le jeune homme. Voulant rendre un bel hommage à Yvonnick, je n'avais pas le droit à l'erreur...” Une victoire chargée en émotions. 

Une ascension fulgurante

Après deux meetings d'hiver chez Christian Bigeon (“chez qui j'ai eu la chance de pouvoir être associé à de très bons chevaux”), Alexandre Abrivard ne tarde pas à passer dans “la cour des grands”, seulement deux cents jours après avoir débuté. Il obtient son cinquantième succès, à la fin du meeting d'hiver 2009-2010, en selle sur un représentant de l'entraînement familial, Roi Winner, à Enghien, le 1er mars 2010. “Avec mon père, nous ne pensions pas que cela arriverait aussi vite, apprend-il. C'est peut-être un record !” Quatre mois plus tard, sa route croise celle de Jean-Michel Bazire. S'en suivent quatre années de collaboration durant lesquelles Alexandre apprend, progresse, et ce, dans tous les domaines, et gagne régulièrement, notamment avec quelques-uns des très bons chevaux de l'écurie, comme Pinson ou Riglorieux du Bois.“J'ai eu la chance de prendre part à mon premier Prix de Cornulier en selle sur Pinson, qui a trusté les victoires durant le meeting d'hiver 2010-2011, se souvient le fils aîné de Laurent Abrivard. Je garde aussi en tête ma victoire avec Riglorieux du Bois, parfaitement amené au top de sa condition par Ludovic Mollard, dans le Prix Georges Dreux (groupe III), courant septembre 2012, alors que Jean-Michel était convalescent.”Une famille en orVictorieux du Prix Kurse (groupe III), en octobre 2013, au sulky d'Aldo des Champs, Alexandre voue un immense respect à son cousin, Matthieu. “J'ai été très heureux de prendre la deuxième place - même si déçu d'avoir échoué de si peu - du Prix Albert Viel avec “Aldo”, alors que Matthieu était encore sur son lit d'hôpital ; c'était peu de temps après sa chute à Chartres, rappelle-t-il. Je m'entends très bien avec mon cousin, on s'entraide beaucoup et on a confiance l'un en l'autre. On forme un duo très soudé.”Même s'il a dix-huit éléments à sa charge, à Grosbois, cet hiver, Alexandre se considère plutôt comme un catch-jockey-driver désormais. “Mon père, Laurent, est un crack-entraîneur et, comme j'adore la compétition, j'estime qu'on se complète plutôt bien. Et l'entreprise familiale tourne très bien, notamment grâce à ma mère, Valérie, qui s'occupe de ses poulinières et de tout ce qui est secrétariat et factures, sans compter qu'elle doit, avec ma compagne, Prescylia Salque (dit “Priss”), à qui elle délègue un peu de boulot désormais, supporter nos fréquentes sautes d'humeur avec mon père (rires).” Bilibili, un cas à partD'un poulain compliqué et récalcitrant à un lauréat de groupe I... L'itinéraire emprunté par Bilibili est plutôt singulier (il a débuté sa carrière par quatre disqualifications) mais traduit l'incommensurable travail réalisé par la famille Abrivard sur cet impétueux rejeton de Niky, qu'ils ont d'ailleurs bien connu.
Désinvolte lauréat du Prix du Président de la République (le premier groupe I de la jeune carrière d'Alexandre), au mois de juin 2015, le “rouleau compresseur” de Jean-Pierre Barjon a, ce jour-là, fait vivre un rêve à tous ceux qui l'entourent. “C'était une journée forte en émotions, se rappelle Alexandre. Non seulement c'était le jour de la fête des pères, mais nous atteignions également un énorme objectif, que nous nous étions fixé depuis plusieurs mois. Bilibili avait été arrêté après le Prix de Vincennes en raison de bouts d'os dans le boulet. On a travaillé dur pour le ramener au top pour le jour J et on a réussi ; nos efforts ont été récompensés.”En pleine ascension depuis, Bilibili ne devrait d'ailleurs pas en rester là : “C'est un cheval de “Cornulier”, affirme le jeune homme, qui veille, avec son père, à la destinée de son champion. Il possède un moteur d'exception et avale la montée de Vincennes comme peu le font. S'il ne lui arrive rien, il devrait faire une très bonne année de 5 ans, en prenant les courses comme elles viennent, avant d'enchaîner sur le meeting d'hiver prochain.” Le “Cornulier” : un rêve devenu réalitéPressenti par Yannick-Alain Briand sur Scarlet Turgot, en début d'hiver (“avec elle, curieusement, j'ai beaucoup moins de pression qu'avec des chevaux comme Bilibili ou Nene'Degli Ulivi, avec lesquels je pars très souvent écrasé d'argent. Elle a un cœur plus gros qu'elle et je sais que je n'ai jamais cent mètres pour gagner les courses auxquelles elle participe”), avec pour grand objectif celui de remporter l'épreuve reine des trotteurs montés, “Alex” a vu ses vœux exaucés : “J'ai toujours rêvé de gagner le “Cornulier” et j'ai cette année eu la chance de l'épingler. Je souhaite d'ailleurs à tous mes homologues de le remporter un jour.  C'était vraiment un très grand moment. Ce que j'ai ressenti ce jour-là est inexplicable.” 

Bio Express 

> Né le 22 juillet 1993 (22 ans)
> Lauréat de 2 groupes I (Prix de Cornulier et Prix du Président de la République), 13 groupes II et 14 groupes III
> Titulaire de 546 succès (544 en France et 2 à l'étranger) - (311 sous la selle et 235 à l'attelage), dont 118 en 2015 !
> A débuté le 8 août 2009 à Enghien, en selle sur Shall We
> 1ère victoire (monté) le 15 août 2009 à La Capelle, associé à Royal Quito.
 

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Jérémy LEVY / Paris Turf

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