Après l’Amérique, la France !
dimanche 14 février 2016

prix de france Bold Eagle
Bold Eagle domine une nouvelle fois Timoko © Paris Turf

Deuxième acte de la Triple Couronne, le Grand Prix de France (Groupe I – 2.100 mètres GP – 400.000 €) a vu, une nouvelle fois, Bold Eagle éclabousser la cendrée parisienne de son talent ce dimanche 14 février !

Même si le record de vitesse tant attendu n’est pas tombé (1’10’’7), l’arrivée du Grand Prix de France n’en a pas été moins magnifique.
Parti le plus vite, Kadett C.D. (5 – D. Locqueneux) s’est fait relayer par Oasis Bi (6 – F. Ouvrie) dans la descente négociée en 1’09’’4. Franck Nivard a décidé de ne pas forcer le départ avec Bold Eagle et d’essayer de prendre le sillage de Timoko (7 – B. Goop).

En deuxième épaisseur, sur la ligne de tête, le champion de Richard Westerink s’est finalement emparé du commandement dans la montée, tandis que Bold Eagle (8 – F. Nivard) était dans le sillage de Trebol (15 – G.A. Pou Pou), en troisième épaisseur. Ce dernier a abdiqué à l’intersection des pistes, laissant le crack de Sébastien Guarato le nez au vent.
Un peu après la mi-tournant final, les deux premiers du Prix d’Amérique se sont détachés et seul Voltigeur de Myrt (4 – G. Gelormini) a réussi à les suivre, en léger retrait toutefois. Courageux en diable, Timoko a encore chèrement vendu sa peau mais sans parvenir à inquiéter Bold Eagle, à qui Franck Nivard n’a même pas débouché les oreilles. Gabriele Gelormini, troisième, ne pouvait que constater les dégâts : « J’ai eu une bien meilleure course que la dernière fois. J’ai eu le parcours pour gagner, mais ils étaient vraiment intouchables. »

 Anna Mix (13 – P. Vercruysse) a fourni une bonne fin de course pour se classer quatrième, devant Bird Parker (14 – J.-P. Monclin).

 Franck Nivard était encore impressionné : « Je ne voulais pas trop démarrer avec ce numéro. J’ai pu me ranger derrière Trebol et lorsque je me suis retrouvé le nez au vent, je suis gentiment venu à côté de Timoko. Dans le dernier tournant, ‘j’étais vraiment au petit trot. D’ailleurs Björn (Goop) m’a dit bravo à cet instant ! Il était vraiment au-dessus. J’aurais pu gagner vraiment plus facilement. »

 Richard Westerink confirmait : « Je crois que c’est le plus beau match que j’aie vu dans ma vie, mais il n’y a vraiment rien à faire contre Bold Eagle. »

 Quelques instants après le passage du poteau d’arrivée, Sébastien Guarato a laissé sous-entendre que son pensionnaire participerait au Grand Prix de Paris pour tenter d’enlever la Triple Couronne. Il serait alors le premier à y parvenir mais à Bold Eagle, rien d'impossible !

 

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