Des styles et des cavaliers de rejon de haute volée !
vendredi 01 avril 2016

feria arles 2016
feria arles 2016 © Florence Chevallier

La nouvelle « empresa », entendez, la nouvelle direction des arènes d'Arles avec le torero « Juan Batista » soit Jean Baptiste Jalabert et sa sœur Lola Jalabert ont repris les rênes de la tauromachie avec pour objectif de « proposer moins de spectacles mais avec une qualité plus importante. On essaie d'amener des changements pour la programmation ».

« Mon frère avait des cartels en tête avec une confrontation des jeunes et des moins jeunes » assure Lola Jalabert. Et tous les spécialistes, amateurs de corrida à cheval sont venus assister à un trio de choc et aux chocs des styles lors de la féria de Pâques, le lundi de Pâques, jour de corrida de rejon.
Diego Ventura qui propose une tauromachie plus académique, considéré comme le successeur du numéro 1 Pablo Hermoso de Mendoza a brillé à Arles ! Le sévillan a offert au public une démonstration de tauromachie certes spectaculaire mais aussi très équilibrée avec tout de même une chute impressionnante du cavalier et de sa monture, sans gravité lors du second toro. Finalement, Diego Ventura après avoir conquis le public exigeant des arènes, il a toré son premier toro avec son cheval comme une muleta, est reparti avec deux oreilles.
Quant à la nîmoise Léa Vicens, qui a une vrai grâce naturelle et une approche plus sobre, plus académique non dénuée d'élégance est repartie avec une oreille. La jeune femme s'impose saison après saison et devient une des « figuras » vedettes parmi les rejoneadors.
Andy Cartagena, le plus « ancien » avec 20 ans d'alternative « cérémonie durant une corrida au cours de laquelle un novillero devient matador » est un cavalier particulièrement spectaculaire. Originaire de Benidorm en Espagne, il a réjoui le grand public, en offrant une tauromachie certes moins académique mais très enlevée avec beaucoup de figures de dressage dont des cabrés, pirouettes et autres figures inédites.
Cependant, après avoir triomphé il y a quelques jours à Valencia en Espagne et offert un grand show au public arlésien, Andy Cartagena est reparti bredouille, pas d'oreilles. Cependant, chacun se souviendra de ses prouesses de dressage, de son style et de l'effroi sur plusieurs accrochages avec le toro.
Un spectacle, sous le soleil, qui a marqué avec succès, l'arrivée d'une nouvelle équipe et le talent des toreros à cheval.