L'exposition « Western camarguais » à Arles et en Chine !

jeudi 15 septembre 2016 - Provence Alpes Côte d'Azur

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C'est Sam Stourdzé, lui-même, le nouveau directeur des Rencontres de la photographie à Arles qui a découvert l'histoire des westerns en Camargue. « Il a flashé sur le film d'où viens-tu Johnny ? » explique Estelle Rouquette co-productrice et co-commissaire de l'exposition. Et de là, a débuté leur collaboration fructueuse pour d'une part réaliser une exposition intitulée « Western camarguais » et d'autre part, un ouvrage, un collectif sous leur double direction, paru en librairie depuis le 7 septembre 2016.

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Florence Chevallier

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Florence Chevallier

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Il retrace « l'épopée western » à travers 150 photographies pour beaucoup inédites dont celles de Joë Hamman et Jean Durand et des affiches issues de collections particulières ou publiques.

L'exposition qui a obtenu un réel succès - sans doute que l'image de Johnny, jeune, à cheval galopant en terres de Camargue y a contribué- le fait est quelle va se prolonger en Chine à Xiamen du 20 novembre au 20 décembre...et contribuer au rayonnement de la Camargue, toujours vécue comme une terre d'aventure.

Avec sa connaissance de la région et de ses sites, Estelle Rouquette a été un plus dans la recherche documentaire dans la région. « J'ai trouvé pas mal de photos anciennes au Palais du Roure à Avignon et l'affiche du show de Buffalo Bill au MUCEM à Marseille précise la conservatrice du musée de la Camargue.

Car raconter cette épopée, cette grande fresque de l'histoire camarguaise, ne s'improvise pas. Il faut relater à travers les images, les rencontres opportunes et « quelques coïncidences » qui ont fait que les réalisateurs de films d'aventures ont vu dans la Camargue et ses décors naturels « un ailleurs exotique; plat à l'infini, lumineux et peu aménagé ». En fait, l'espace cinématographique idéal « car pouvant se prêter aux métamorphoses ». Et bien évidemment, ces images de cinéma vont contribuer à l'idée, à l'image populaire qui va s'opérer entre une Camargue finalement devenue terre de cow-boys ; où le gardian est le personnage emblématique de la force. « Gardians lancés au galop après leurs taureaux, couchers de soleil à l'horizon d'un paysage à perte de vue, animaux sauvages en pleine nature...., font de ce bout du monde un « Far South ».

Mais, il ne faut pas oublier que cette vision est fondée sur celle de « Folco de Baroncelli  (inspiré du « Wild West Show » de Buffalo Bill  qu'il a vu en 1905 à Paris ) et sur la reconnaissance internationale acquise par le delta du Rhône au cours du 20ème siècle ». Folco de Baroncelli a tourné plusieurs westerns « les premiers westerns de l'histoire du cinéma » en faisant appel au réalisateur et acteur Jean Durand et en ayant pour acteur bien connu du western camarguais Joë Hamman. Joe était un jeune français qui a joué dans le « Wild West Show » car il avait été recruté pour sa connaissance des indiens, ses talents conjugués de cavalier, cascadeur et acteur (plus après les débuts des films parlant). Son célèbre cheval noir, nommé Pied-Blanca lui aussi participé au succès de l'acteur. Ensuite, d'autres manadiers vont eux aussi contribuer à cette image de la Camargue « terre sauvage où la liberté fait droit » mettant en scène des gardians , des gitans et « caraques blondes ». Le film écrit par Paul Ricard « caraque blonde » fait partie des 3 films emblématiques des années 1953 tournés en Camargue avec le célèbre « Crin Blanc » et ce qui est moins connu « Le salaire de la peur ». C'est dans le village de gitans de Saliers que les tournages ont été réalisés. « Il a été reconverti en village sud américain » précise Estelle Rouquette.

On ne saurait parler de cette exposition bien sûr sans évoquer le film réalisé en 1963 pour lancer la carrière de Johnny, il a alors 19 ans, « D'où viens-tu Johnny ? ». Il prend comme modèle l'Amérique et monte avec une selle texane. « Dans l'esprit des réalisateurs, la Camargue c'est l'équivalent de l'ouest américain  et elle rend meilleur, elle blanchit, elle reste cette terre sauvage » souligne la commissaire de l'exposition.

Afin de prolonger cette exposition deux dates au Musée de la Camargue sont à retenir. Pierre Aubanel qui va venir parler de son grand père Folco de Baroncelli le 29 septembre à 18h. Et le 20 octobre, soirée western avec le film « le français qui a inventé le western ». c'est Jacques Nisson, le fils spirituel de Joe Hamman et Vincent Froly qui vont intervenir à 18h.

Et jusqu'au 30 octobre, en bonus, suite à l'exposition, des objets, des accessoires du show de Buffalo Bill, des gants, des mocassins d'indiens, des selles westerns et l'intégrale des 4 films de Joe Hamman et Jean Durand et de la Caraque Blonde.

Encore de belles heures en perspectives pour découvrir l'univers du western camarguais...

Florence Chevallier

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