La FFE au Salon internationale de l’agriculture pour représenter ses clubs
vendredi 01 mars 2019

© FFE

Pour la quatrième année consécutive, la Fédération Française d’Équitation est présente du 23 février au 3 mars 2019 au Salon international de l’agriculture, à Paris. Pour le plus important rendez-vous du monde rural, la FFE a mis en place un poney club éphémère et un stand d’information pour accueillir le public et lui faire découvrir l’équitation. Une démarche qui lui permet également de défendre ces « dernières fermes des villes » face aux acteurs politiques.

Faire découvrir l’équitation

« La fédération française est là pour représenter ses 6000 poneys clubs et centres équestres. L’idée c’est de faire découvrir l’équitation aux enfants et de leur donner envie de monter à poney. Nous nous sommes déplacés avec des poneys pour les initier, on leur propose de participer à diverses petites animations ludiques sur place qui leur permettent de découvrir l’animal ; des jeux, un atelier pansage et même des baptêmes à poney. Nous voulons offrir à un public majoritairement citadin, une première approche, en toute confiance, de l’animal et du monde du cheval. » explique Justine Morelle, chargée de développement et présente sur le stand de la FFE. « De plus, nous avons organisé une opération spéciale, avec le comité régional d’Île de France, qui propose aux enfants d’aller s’initier une deuxième fois dans un des clubs partenaires franciliens pour profiter vraiment des plaisirs de l’équitation dans la nature et dans des lieux plus appropriés à l’activité équestre. »

Une représentation institutionnelle  

Le SIA est également l’occasion pour la fédération de relancer des sujets qui taraudent l’ensemble des activités de la filière professionnelle, comme la fiscalité. « Nous sommes également présents pour assurer une représentation institutionnelle de nos structures auprès des politiques qui passent sur le salon. Nous avons de vrais sujets à défendre, telle que la TVA par exemple. Les clubs et centres équestres sont des structures qui pour la plupart ne sont pas des associations et qui ne sont pas subventionnées par les collectivités. Ils ont donc besoin qu’on les représente et qu’on défende leurs intérêts pour qu’ils puissent s’en sortir économiquement. Ils ont besoin de pouvoir s’appuyer sur une politique solide, surtout qu’ils appartiennent à une filière qui compte un grand nombre d’emplois. L’équitation est d’ailleurs le premier employeur du secteur sportif. En ce sens, il es nécessaire que nous soyons là pour se faire voir par nos élus. » expose la commerciale, avant de poursuivre avec un exemple concret :  « Un chiffre intéressant : nous sommes la troisième ou quatrième fédération sportive, selon les périodes, en nombre de licences, et pourtant nous sommes seulement quarante-troisième ou quarante cinquième en terme de montant des subventions. Ce qui est assez paradoxal. » 

« Les centres équestres sont les dernières fermes des villes »

« Alors il est vrai que souvent dans l’esprit des gens cela peut paraitre plus logique d’apprendre à un enfant à nager plutôt qu’à monter à cheval. Et pourtant c'est un sport à haute valeur ajoutée, si l’on regarde les valeurs éducatives que ce dernier transmet, le respect envers l’animal, la confiance que cela apporte aux enfants. Je crois que l’on a aussi envie de défendre notre sport et de le promouvoir. Par rapport à la ruralité et au secteur agricole, on dit souvent que les centres équestres sont les dernières fermes des villes. De fait, il est important de tout mettre en oeuvre pour les préserver et faire en sorte qu’ils trouvent un équilibre pérenne pour prospérer. », conclut-elle.