Merlin Riand : « Je dessinais sur ma table, à l’école… »
jeudi 18 octobre 2018

Portrait Merlin Riand
Merlin Riand aux côtés des bottes grâce auxquelles il a été retenu pour exposer lors de l'édition 2018 d'Artcheval © Christine Marquenet

En 2016, Merlin Riand, 17 ans seulement, présentait ses peintures dans le cadre du Festival Off d’Artcheval, chez le bottier Joël Albert à St Hilaire St Florent. Cette année, en plus de sa participation au festival Off d’Artcheval, la paire de bottes de Joël Albert sur laquelle il a peint des écuyers du Cadre noir a été retenue pour être exposée jusqu’au 6 janvier, dans la galerie d’Art contemporain Bouvet Ladubay. Merlin Riand, détenteur d’un baccalauréat Arts Plastiques, est étudiant en deuxième année aux Beaux-Arts d’Angers. Rencontre.

L'Eperon : Comment est née cette vocation artistique ?

Merlin Riand : C’est très ancien. Je dessinais déjà des chevaux dans un coin du manège où mon père donnait des cours, sans doute vers l’âge de cinq ou six ans…  Ce qui est sûr, c’est que je dessinais aussi sur ma table lorsque j’étais à l’école primaire. Je garde d’ailleurs un souvenir très amusant de cette période. En CE2, mon instituteur a convoqué ma maman et lui a remis une photo de ma table en lui précisant qu’il ne fallait pas me punir parce que j’avais vraiment du talent. Je dois dire que le commentaire de ma maman a été plus mitigé…

Quand avez-vous exposé pour la première fois ?

En fait, à 11 ans, je me suis inscrit sur Facebook, j’y ai publié des photos de mes dessins et je suis rentré en contact avec des artistes qui m’ont encouragé et conseillé… Et, l’année suivante, en 2011, j’ai été invité par Laetitia Plinguet pour exposer une toile à Paris. J’ai assisté au vernissage et j’étais très impressionné de me retrouver au milieu de tous ces artistes de renom.

Cette sélection pour Artcheval est une grande satisfaction…

Bien sûr. En plus cela m’a permis d’échanger avec mon idole, l’artiste Jean Louis Sauvat que j’admire beaucoup et qui a exposé de nombreuses fois à Artcheval

Avez-vous déjà vendu une ou des œuvres ?

J’ai vendu ma première peinture en 2011 et depuis, j’ai vendu une trentaine d’œuvres, essentiellement des dessins et des aquarelles. Le monde du cheval a toujours été mon domaine de prédilection, mais, j’explore maintenant d’autres techniques et d’autres horizons. Je commence à dessiner les humains dans des situations de la vie courante et dans d’autres environnements.

Comment envisagez-vous l’avenir ?

C’est encore un peu flou… Je rêve bien sûr de devenir un artiste reconnu mais je sais que c’est assez difficile. A 12 ans, j’avais rencontré Marcello Pettinéo qui m’avait dit : « Tu es le petit Mozart de la peinture, mais, n’oublie pas que c’est un monde de requins… »