Tour de France à cheval, Aurélie Brihmat de passage au Parc Equestre
vendredi 10 mai 2019

L'équipe cavalière de handidream
L'équipe cavalière d'Handidream © FFE-EB

Etre handicapée et faire le tour de France à cheval ? C'est possible et c'est le défi incroyable de persévérance et d'humanité que s'est lancé la cavalière Aurélie Brihmat.

Les 9 et 10 mai, la cavalière Aurélie Brihmat, trentenaire, amputée d’une jambe,  stoppait son tour de France à cheval à Lamotte-Beuvron accompagnée de son père, également cavalier et son équipe à l’égide de l’association Handidream. Au programme de ce périple instauré depuis Avril et jusqu’en septembre, la rencontre d’un public à la fois spécifique au sein des centres de rééducation, mais également une destination plus élargie afin de porter un message qui permettra à terme de changer le regard sur le handicap. « J’ai engagé ce défi car cela est possible malgré mon handicap » explique Aurélie. « Je voulais répandre un message d’espoir, d’énergie afin de booster les gens qui risquent de renoncer. Je souhaite leur donner envie de continuer à vibrer, à exister et plus seulement à survivre dans un monde qu’on voudrait plus accessible». Comme elle le souligne, son parcours ne s’est pas arrêté le jour où une voiture l’a percutée. Les efforts, la persévérance lui ont donné la force de poursuivre sa route. Pour tout cela aujourd’hui, au fil des étapes, elle répand « le handismile » (ou comment garder le sourire malgré le stress et le handicap) chez tous ceux qui seront ouverts au partage et à la solidarité.Ces derniers jours, au parc équestre et dans le cadre de ville de Lamotte- Beuvron, l’accueil a été bienveillant et très constructif confirme la jeune femme dont ce jeudi une remise de médailles aux jeunes du Rugby local, une visite dans un établissement scolaire avant de prendre une journée de repos avant de repartir vers Beaugency dans le Loiret qui compte un important centre de rééducation. « Comme à chaque fois, je m’aperçois que les enfants ont soif d’information et veulent comprendre la situation. Ils étaient ravis de voir les chevaux sous oublier le chien qui fait partie intégrante de l’équipe. Toutes ces interventions sont très enrichissantes, permettent de belles rencontres et tendent vers plus d’espoir. A la FEF, j’ai pu mettre des noms sur les visages de ceux qui ont pris part au montage de ce projet de tour de France. Ces rendez-vous font véhiculer du positif, nous pouvons montrer que oui la vie continue ».