Un second souffle pour les anciens haras
vendredi 04 mai 2018

Compiegne
L'agglomération souhaite animer les anciennes écuries, situées en centre-ville.

L’agglomération de Compiègne (ARC) vient de confier les haras à l’association des anciennes écuries du roi. Objectif : animer le site et l’ouvrir au public, en attendant la décision de l’Etat sur le projet de musée des voitures anciennes.

« Nous avons commencé par installer une écurie de propriétaires, explique Eric Angot, cavalier et responsable du projet. Pour faire vivre les lieux, nous avons des perspectives culturelles et artistiques, sur le thème des chevaux, de la chasse et de l’histoire de la ville, qui mettent en valeur l’architecture. » Construites sous Louis XV, avec le palais voisin pour abriter les chevaux et les chiens royaux, avant d’accueillir les haras au siècle dernier, les écuries sont aussi vastes que bien aménagées et les bâtiments sont de belle facture et se situent en plein centre ville. Bref, l’ensemble a un potentiel certain.

Le site est emblématique pour Compiègne et fait partie de l’attractivité touristique de la ville, née majoritairement de la passion de la chasse à courre de nos monarques. Est venu ensuite le temps de l’élevage des chevaux de travail, puis de l’entraînement et des courses, de l’équitation sportive et des régiments de cavalerie... « Compiègne est une ville de cheval. Nous venons de relancer la ministre de la Culture pour qu’elle statue enfin sur le projet d’installation au haras de la splendide collection de voitures hippomobiles et de voitures à pétrole, actuellement stockées au palais et inaccessibles au public, assure le vice-président de l’ARC, Michel Foubert. Il s’agit d’un investissement d'environ 25 millions, dans l’esprit du musée de Lisbonne qui attire plus de 400 000 personnes par an. Nous avons établi un business plan sur 150 à 200 000 visiteurs, mais en attendant, il faut bien maintenir les lieux en état. » Il imagine un hôtel-restaurant haut de gamme, des promenades attelées en forêt … Et compte sur le nouveau conservateur des domaines et musées de Compiègne et Blérancourt, Rodolphe Rapetti, spécialiste de l’art du XIXe, pour intégrer ce transfert dans son plan d’action.

Actuellement, Eric Angot se charge d’animer et de garder les lieux, tandis que l’ARC réalise les travaux d’entretien (les premiers appartements sont d’ailleurs loués). « Nous accueillons des cavaliers en transit et des randonneurs de passage, nous présentons nos métiers lors de manifestations tous publics qui se déroulent sur place et à chaque fois, les Compiènois se précipitent car ils adorent les anciennes écuries. On sent qu’ils les découvrent avec plaisir, car les anciens haras restaient fermés », poursuit Eric Angot.