Gallops of Oman: Et, au bout, la plage.

samedi 22 février 2014

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Après cinq jours d’épreuves, les 22 équipes engagées ont toutes franchi, plus ou moins au complet, la ligne d’arrivée. Et c’est probablement là, la plus grande réussite de ce premier « Gallops of Oman ». Le désert dit des Sharqiya Sands et, au bout, au bord de la mer d’Arabie, la plage !

Gallops of Oman largeL

RB Press

L’épreuve ? 180 kilomètres et trente heures de selle au total. Sur le papier c’est simple et cela prête peut être même à sourire. Pardi… du 6 kilomètres heures de moyenne. L’allure d’un cheval au pas ! Sauf que, pour le concurrent non averti, ce qu’ils étaient tous, dans le désert, rien n’est facile. Dès les premières heures du jour, et même en hiver, seule période propice pour ce genre de défi, le soleil tape dur et la température atteint rapidement les trente degrés. Ca c’est au dessus des têtes et sous les couvre chefs. Au dessous c’est encore pire : du sable. Toutes sortes de sables. Question couleur, teneur… Profondeur. Et n’allons pas croire que quand c’est plus dur, c’est plus facile. Cette fameuse « herbe à chameau » par exemple… Comme de la tôle ondulée sur la piste. Le cheval est en permanence en déséquilibre sur ses appuis. La tendinite guette. Dessus çà chauffe, dessous çà s’enfonce et devant soi c’est au petit bonheur la chance. Le cap à suivre est simple. Le GPS aide. Mais pas de carte dans le désert. Aucune indication de ce que l’on trouve devant soi. Une ravine, une gorge, une dune… Imprévisible.  Alors l’estime, ce calcul de la position approchée du vaisseau qu’avec leurs chevaux, chacune des équipes compose, devient l’obsession. Il convient de passer au check-point, de trouver le point d’eau pour abreuver les chevaux ; avec le chrono qui tourne. Et tout çà à cinq ! Forcément pas du même niveau équestre, du même âge (39 ans de moyenne d’âge de 15 à 71 ans), dans la même condition physique et surtout remonté de la même façon. Car les chevaux, le premier jour ont été attribués en fonction, d’une part du niveau d’équitation déclaré du participant, de l’autre de la cavalerie (130 chevaux avec la réserve) mise à disposition par le Sultanat d’Oman. Le soleil, le sol, le cap et donc pour finir la composition de l’équipe et l’homogénéité de la remonte, voilà additionnées les variables du problème posé chaque jour… Car il convenait chaque soir de rentrer « à l’heure » et en équipe. Trop vite les pénalités tombent et même deux fois plus fort que trop lentement. Avec à l’arrivée la sanction du contrôle véto : gare aux boiteries et aux « cardio ». Au delà de 70 pulsations les pénalités s’ajoutent encore, l’élimination guette.

On comprend ici que pour « tenir » le 6 à l’heure, on ne peut se contenter « d’y aller au pas tout droit ». Faut anticiper sur l’imprévu, contourner la difficulté qui s’annonce au risque de s’éloigner, trotter quand l’on peut… Galoper pour rattraper le temps perdu…  Avec la fatigue qui s’accumule au fil des étapes. 
Une compétition hors norme, pour soi et son équipe d’abord. Au début déroutante et, à la fin, quant on commence à en intégrer toutes les subtilités, trop courte. Comme les nuits passées à bivouaquer sous la tente et la voute céleste. On ne s’éternisera pas ici sur la folle logistique –l’armée omanaise et la Cavalerie Royale- que les organisateurs Bady Kebir et Benoît Perrrier (Bucéphale organisation) ont réussi à obtenir du Sultanat pour mener à bien ce rêve. On insistera en revanche sur la beauté et la diversité du parcours concocté par Bernard Gallego. Un chef d’œuvre.
On n’insistera d’ailleurs pas davantage sur les résultats. Certes les deux équipes omanaises ont dominé de bout en bout l’épreuve, mais il s’agissait des cavaliers de l’équipe nationale d’endurance. Le groupe dans lequel la sélection pour les Jeux équestres mondiaux (Sartilly le 29 août) sera opérée, avec une part de ses chevaux de championnat… Le tout sur son terrain avec son propre staff, éclaireurs en sus.
L’équipe dénommée Khasab composée de Xavier Allemandou et de ses enfants Héloïse et Thibault, emmenée par Vincent Meynier qui déclara avoir beaucoup couru à côté de son cheval pour palier le cardiaque tangent de son cheval  et de Rachid Haddouche, prenait la troisième place du podium.

Les résultats :

Al Zafinat (Oman) 0 pt
Al Adiyat (Oman)  0 pt
Khasab 7 pts
Valhoria 10 pts
Nizwa  13 pts
Ibri  18 pts
Blue Ghallah 19 pts
Pitou Djan 23 pts
Ch’Ti Gallops 27 pts
Coudreau Hecla 33 pts
Hidalgo 35 pts
Lawrence 48 pts
Jardy riders 57 pts
L’Eperon 59 pts
Salalah 65 pts
Ligne de Front 70 pts
Jazda 74 pts
Cheval Nature 91 pts
Les ruffian 104 pts
Les Pirates 106 pts
La Rouvraie 135 pts
Sur 145 pts.

Sur place, Xavier Libbrecht

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