15000 spectateurs à Nature et Vénerie
lundi 28 mai 2018

Nature et Venerie
L'événement accueille le championnat de France des clubs du cheval de chasse. © Ph. B. Fletcher

Pour sa 17ème édition, le salon Nature et Vénerie a une fois de plus séduit les spectateurs. Pendant deux jours, le Grand Parquet a résonné au son des trompes de chasse et des aboiements des quelque 2500 chiens présents sur le site pour le plus grand plaisir des 15 000 personnes qui avaient fait le déplacement.

Comme à leur habitude, Marie-Hélène et Pierre-François Prioux, à la tête du Rallye Tempête basé à Pamfou (77), avaient concocté un programme riche et varié pour satisfaire le public. Au menu, présentation de meutes, d’une cinquantaine d’équipages de vénerie, d’attelages, d’archerie, de fauconnerie, de chiens d’arrêt, de chiens de berger, ou encore working test de Retrievers, sans oublier la traditionnelle messe de Saint Hubert du dimanche matin. Au registre des nouveautés pour cette édition 2018, une présentation de splendides voitures anciennes et le spectacle de l’artiste équestre Santi Serra et ses impressionnants frisons. Bien sûr, lors des concours de trompes, les sonneurs ont pris un soin particulier à exécuter leurs plus belles fanfares pour célébrer dignement les 90 ans de la Fédération Internationale des Trompes de France.

"La vénerie n’est pas en danger"

Philippe Prioux le souligne, cette fête annuelle de la Vénerie ne pourrait avoir lieu sans le précieux soutien des 100 bénévoles, dont 70% sont actifs depuis 2002. « C’est une fête totalement amicale, tous les équipages de petite ou de grand vénerie (à pied ou à cheval) sont des amis, notre but est de partager notre passion, et de proposer un spectacle à tout le monde, aux professionnels comme aux familles. » Malgré les diverses polémiques qui ont animé les réseaux sociaux sur la vénerie, Philippe Prioux n’est pas inquiet pour sa pérennité. « La vénerie rassemble grand nombre de personnes en provenance de différents milieux, qu’il s’agisse de femmes, d’enfants, de retraités, d’agriculteurs. Nous aimons passionnément les chiens, les chevaux, la forêt. La régulation de la population oblige à prélever régulièrement des animaux. Il n’y a rien de plus naturel qu’une meute de chiens qui chassent un herbivore. Pour moi, la vénerie n’est pas en danger. Seule une poignée de gens s’y oppose. » En Angleterre, où la vénerie a été interdite, selon Philippe Prioux, « l’activité continue, mais la seule différence est que plus personne ne la contrôle. »

Comme chaque année, ce week-end était l’occasion de courir championnat de France des clubs du cheval de chasse. Au menu, pour les 44 engagés dans les catégories amazone, équipe et poney, un parcours routier, une épreuve d’obstacles composée d’un parcours de maniabilité, d’un cross, et de tests de sagesse, ainsi qu’une épreuve de présentation.

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