Dressage et fado : « La légende de Severa ».
samedi 16 avril 2016

Carlos Pereira
Carlos Pereira

Carte blanche à Carlos Pereira pour mettre en valeur le dressage portugais, du 19 au 21 avril : Carlos allie deux formes d’élégance capables d’exprimer l’âme portugaise : la musique de fado et le dressage.

Issue du travail pour les courses de taureaux, la haute école portugaise exige souplesse, rondeur, démarrages fulgurants et sauts relevés, des exercices auxquels le lusitanien excelle avec une « aisance naturelle». « Il est en effet réputé souple, ardent, solide et habile au combat,» souligne Carlos Pereira.  Assez pour avoir retrempé pas mal de races en Europe au XVIIIème siècle, leur apportant distinction et équilibre.
Le spectacle créé à Amiens fait la part belle à la tradition avec ses sauts classiques, numéros de voltige, dressage en liberté et travail des gardiens de troupeau. Intitulé « La légende de Severa » il rend hommage aux aristocrates propriétaires de lusitaniens, au XVIIIème siècle.
Carlos Pereira, écuyer et maître de conférences à la Sorbonne et à l’Ecole nationale d’équitation de Lisbonne, va au-delà des traditions. Son spectacle ne ressemble à aucun autre. Sa compagnie « le théâtre Marialva » joue sur la musique, l’art équestre et le cirque. Elle évoque le comte de Vimioso, torero et écuyer renommé qu’on surnommait « Marialva » et dont la maîtresse, Severa, est considérée par la 1e chanteuse de fado, à la fois diva et saltimbanque. « Etre un marialva signifie vêtir l’habit d’un Dom Joao de sang noble ; le fado marialva rappelle les courses de taureau, les destriers légendaires, les gardiens de troupeau ... chantés par Amàlia Rodrigues, la reine du fado, » explique Carlos Pereira.
En 12 tableaux rehaussés des costumes et des harnachements somptueux d’époque, il parle de subtiles jeux de dualités, entre le monde paysan et l’aristocratie, entre l’homme et l’animal, conte les excès de féminité et de machisme, passe de la joie à la tragédie ... à travers les mystérieux airs chantés par Conceicao Guadalupe.
 
Pour la 1e fois, Carlos mêle la tradition équestre avec le cirque contemporain car ses compagnons ont plusieurs cordes à leur arc. Tous cavaliers, ils révèlent d’autres talents, comme la trapéziste Hélène de Vallombreuse qui présente des perroquets et Jonathan Gourdou, spécialiste de l’équitation de travail.
La mise en scène est assurée par Sophie Barreau, chercheur en éthologie, ancienne du Ludo Circus forum. Elle a appris le dressage auprès de Michel Henriquet (lui-même formé par Nuno Oliveira).
Encore une innovation, la guitare qui accompagne d’habitude le fado est remplacée par un violon et entre les chevaux, évolue un danseur de hula-hoop, Valentino Bogino ...
« La légende de Severa » se joue les 19, 20, 21 avril à 20h au cirque Jules Verne à Amiens.
reservation@cirquejulesverne.fr
www.equitationportugaise.com