Gala des Crinières d’or : en parfait équilibre
samedi 23 janvier 2016

crinieres d'or 2016-Razorback
Razorback © Jean-Louis Perrier

Le cru 2016 des Crinières d’Or s’annonçait prometteur et les spectateurs des premières soirées n’ont pas été déçus ! A l’image de sa star Lorenzo défiant les lois de l’équilibre, le gala des Crinières d’Or à travers les différents numéros offrent une parfaite démonstration d’harmonie d’art équestre.

Les enfants de Cheval Passion ont bien grandi

Les Crinières d’Or n’accusent pas leurs 30 ans  passés, bien au contraire ! Le gala né du travail de Maurice Galle assisté depuis plusieurs années par son fils Fabien sait se servir de son patrimoine. Gilles Fortier était là il y a 20 ans avec un numéro tout droit inspiré  des combats apocalyptiques de Mad Max. En revisitant son futuriste Razorback mettant en scène dans une atmosphère de feu cavalier contre conducteur de quads, l’artiste montre à quel point il était visionnaire ! Rassurez-vous, la poésie était bien au rendez-vous avec la rencontre entre la jeune danseuse classique Rose Barbotan et l’éleveur de chevaux Camargue Julien Gonfond dans une chorégraphie inspirée du film The Artist. On est dans la droite ligne de la tradition d’alchimie mêlant les genres pour le parfait émerveillement des spectateurs ! Certains se sont tellement laissés prendre au sortilège qu’ils sont entrés dans le jeu. C’est le cas  de Samuel Hafrad. Avec son école d’une commune du Vaucluse il découvrait  il y a 20 ans Cheval Passion. Depuis il est devenu un artiste équestre émérite. Ses prestations débridées de voltigeur se sont étoffées cette année avec un nouveau numéro où on le voit juché sur une improbable paire d’un percheron et d’un croisé  lippizan/espagnol en totale liberté. De quoi rivaliser avec l’un des enfants  de Cheval Passion devenu le plus  grand maître de l’équilibre, Lorenzo. Son numéro Noir et Blanc fractionné en deux séquences, a encore déchainé l’enthousiasme !

L’arbre ne cache pas la forêt

Mais si Lorenzo aura une fois de plus régné sur le royaume du spectacle équestre, les Princes en Avignon ne manquent pas ! Les habitués comme la Garde Républicaine  savent se renouveler pour donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est  avec plaisir qu’on a vu les deux percherons des timbaliers s’immiscer dans le pas de deux au rythme relevé par les sons de la fanfare de l’institution équestre nationale.  D’autres habitués ont montré qu’ils savaient conjugués leur talent : la troupe Jehol dont les comtois sont de plus en plus dans le sang, s’est associée avec l’Art est Cabré et Anorme pour un décoiffant ‘’ Kozach’ Ballet. Même  les authentiques voltigeurs russes de la troupe Narty ont de quoi en prendre ombrage ! L’exotisme était aussi de mise avec une merveilleuse présentation des cavalières mexicaines de Marco Zermeno : démonstration de reining et carrousel en costume traditionnel, de quoi en prendre plein les yeux ! On a eu plaisir à retrouver dans cette édition une note d’humour avec le numéro de Guillaume Assire-Bécar : un conseil ne lui demander pas de vous aider à seller votre monture, vous pourriez avoir du mal ensuite !