Golgota, la grand-messe de Bartabas

jeudi 24 avril 2014 - Île-de-France

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La dernière création de Bartabas fait escale au Théâtre du Rond-Point à Paris. Il y mêle, à l’instar de ces précédentes créations solo, le sacré, la danse, la musique baroque et bien sûr les chevaux. Avec son regard bien ancré dans la création contemporaine, il s’accompagne cette fois-ci du danseur de flamenco Andrès Marin, reconnu pour son style très novateur.

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Nabil Boutros

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Nabil Boutros

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Si Golgotha évoque un crâne en grec ancien, à l’image de l’affiche du spectacle, c’est aussi le lieu où fut crucifié le Christ. En baptisant son nouveau spectacle ainsi, Bartabas célèbre là un office bien particulier, où la présence des chevaux incarne plus que jamais sa quête du sacré. Le cavalier n’avait d’ailleurs pas hésité à se produire dans une ancienne église à Rouen avec sa compagnie école de Versailles. Cette recherche plus mystique que religieuse s’épanouit ici sur la scène rectangulaire du théâtre, baignée dans les vapeurs d’encens.
Un sol noir caoutchouteux absorbe les pas des chevaux pour laisser la place aux voix aériennes des chants grégoriens et aux volutes éloquentes des instruments anciens. La mise en scène joue sur des lumières en clair-obscur à la façon de la peinture espagnole du XVI ou XVIIe, Velasquez et Le Greco ne sont pas loin. Bouffon, musiciens, chanteur, danseur ou cavalier servent ce noir et blanc, le cou parfois enserré par une fraise de dentelle plissée que portait la haute noblesse espagnole et qui oblige à garder la tête haute. Le rythme du flamenco épuré et dépouillé de ses atours folkloriques, exacerbe la profondeur de cette musique parfois incantatoire.
Comme déjà expérimenté par le passé avec le danseur japonais de Butô, Ko Murobushi, dans « Le Centaure et l’animal », Bartabas ne cesse d’interroger sa part d’animalité ou d’humanité. Si le cavalier cherche à se faire centaure comme une prière alchimique de toute une vie, il nous offre ici son chemin de croix. La partie animale du centaure tranche avec sa partie humaine : le torse du cavalier las et marqué par les mortifications religieuses s’oppose avec la rondeur d’une croupe musclée ou du soyeux de la robe du cheval. La vivacité et l’énergie du danseur Sévillan dialogue sans fin avec les mouvements de l’animal. Celui-ci réussi même à le faire reculer uniquement grâce à son souffle… Le danseur finira peut-être par se transmuter vers cette animalité désirée lors d’une très belle montée en croix. La messe est dite.
En tournée
Jusqu’au 11 mai au théâtre du Rond Point à Paris
La Rochelle du 22 au 27 mai
Blagnac du 2 au 7 juin
Lyon du 22 au 28 juin
Toutes les dates sur www.bartabas.fr

Marie-Laure Peretti

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