L' « éthiopien » de Ben Hur, c'est Jean-Charles Andrieux !

mardi 04 octobre 2016 - Provence Alpes Côte d'Azur

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« Quand on démarrait le tournage avec plusieurs chars lancés à fond en même temps, c'était réellement dangereux avec le drone, la moto et les 2 voitures qui suivaient plus 7 à 8 caméras » raconte l'artiste équestre Jean-Charles Andrieux ; dévoilant ainsi les coulisses du tournage !

Jean-Charles Andrieux largeL

Florence Chevallier

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Florence Chevallier

Jean-Charles Andrieux et ses exotiques

Jean-Charles Andrieux

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La super production américaine qui a été tournée dans les studios Cinecitta et que l'on peut voir dans les salles de cinéma en France a donc fait appel à l'un de nos plus talentueux meneurs de char français. Ce sont les professionnels cascadeurs et meneurs de chars les plus réputés dans le monde entier qui ont été recherchés et puis recrutés soit 8 au total. Mais aussi pas moins de 120 chevaux  d'attelage ont été requis pendant tout le tournage et déjà plus de 10 chevaux pour Ben Hur et Messala. « Ils tournaient beaucoup, ils avaient 3 teams ; moi je représentais l'éthiopien, le frère du désert. Celui-ci « monte un plan contre Ben hur » par contre je ne parle pas » sourit en se remémorant le tournage Jean-Charles.

En fait, pour « vivre le rêve de sa vie » le cascadeur a acquis une solide réputation depuis Paris et dans le sud de la France au cours de nombreuses années. Durant son enfance et jusqu'à ses 6 ans, il a vécu dans un village avec des fermes « où il y avait des chevaux de labour et des bœufs attelés. Ça m'a donné une culture des animaux terrible » explique l'artiste. Et de fait, quand on connaît ses origines on comprend mieux la présence de bœufs ou d'animaux exotiques dans sa propriété de Bastide des Fontaines à Cadenet.

 Des années plus tard, après avoir vécu dans le Val d'Oise « on m'a déposé au domaine de Méjanes chez Paul Ricard ; où j'ai commencé à dresser et à trier les chevaux. Ça m'a apporté le sens de l'animal en Camargue » ; «  comment attraper un cheval dans 5 hectares, s'occuper des chevaux, les faire manger ». Par la suite, Paul Ricard va « l'envoyer passer ses degrés d'équitation à Rambouillet ». Mais c'est au cours du premier salon du cheval de Paris que le cavalier va trouver sa voie, en découvrant la voltige cosaque. Déjà lors de son service militaire, il avait rencontré des artistes de la « Vallée des peaux rouges » et débuté à Ermenonville à la « Mer de sable ». Il a aussi pendant 2 saisons aux côtés de Mario Luraschi présenté des cascades avec voltige et combat au fleuret. Et les scènes spectaculaires, il connaît, avec une chute d'eau et une locomotive à vapeur enflammée, rien ne lui fait peur ! Et puis, le côté VIP, il connaît aussi, il s'est produit en spectacle lors d'un concours équestre international chez Pavarotti à Modena en Italie. C'est à 28 ans qu'il crée sa structure « les cavaliers voltigeurs de France » qui continue à avoir beaucoup de succès.

Dans sa propriété à Cadenet, une quinzaine de boxes sont réservés aux chevaux de passage et Jean-Charles connaît bien Steve Dance le horse master des studios Cinecittà. Et le destin était au bout du chemin car il a croisé Steve en partance pour Rome avec ses camions pour participer au film Ben hur. Et il apprend à Jean-Charles Andrieux que la production recherche encore un meneur de char noir pour jouer le rôle de l'éthiopien enfin surtout mener le char. « Il m'a présenté aux studios, ma gueule revenait et après on m'a appris qu'il fallait que je sois tondu ». Le rêve est ensuite devenu réalité et pendant 1,5 mois « j'ai vu monter les décors avec du marbre en peinture, les fontaines et les 8 conducteurs de chars on s'est entraîné ». Les répétitions ont été réalisées avec des quads pour savoir comment se positionner quand il y a « 5 caméras qui te filment, plus les drones. On a très précisément chacun notre place et chacun est un vrai professionnel. Ce n'est pas évident de se mettre dans la vitesse tous ensemble ». Mais Jean-Charles garde un souvenir très intense de cette expérience cinématographique et précise que les chevaux étaient "super bien traités ». Un des temps fort du tournage « c'est lorsque Ben hur veut passer entre l'égyptien et l'éthiopien et qu'on essaie de le coincer. Une action, délicate surtout quand Benhur doit tourner, on faisait un tour et demi en piste pour donner du sens à la course ! ». Plein de souvenirs et d'émotions restées intactes pour Jean-Charles Andrieux qui se demande à juste titre s'il aura la chance de tourner dans un nouveau film péplum et mener à nouveau ses chevaux dans une course effrénée. On le lui souhaite !

Florence Chevallier

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