Le Cadre Noir illumine Gayant Expo
samedi 10 février 2018

Cadre Noir de Saumur Douai 2018
Le premier sepcatcle de l'année du Cadre Noir de Saumur s'est déroulé devant des tribunes combles à Douai © Sylvia Flahaut

Pour la première fois de l’année, les écuyers du Cadre Noir se sont produits vendredi soir à Douai (59), à Gayant Expo. Composé de 17 tableaux, le spectacle raconte l’histoire de l’institution, le quotidien des cavaliers et de leurs chevaux et, implicitement, les nombreuses heures de travail nécessaires à amener les montures à réaliser la performance de la soirée.

Les chutes de neige survenues quelques heures plus tôt n’ont pas empêché les spectateurs d’affluer en masse vers Douai, pour apprécier l’art du Cadre Noir de Saumur. Plusieurs milliers de personnes garnissaient les gradins du hall et ont pu se régaler des prouesses des cavaliers et de leurs montures pendant environ une heure et demi. En termes d’introduction, un premier tableau mettant en scène plusieurs écuyers revient sur les origines du Cadre Noir et de sa doctrine. Soumission du cheval, mouvement en avant, le spectateur y apprend que l’un des principes fondateurs de cette institution, fixé par le général L’Hotte au XIXe siècle, est « le cheval calme, en avant, et droit ». Et puis les tableaux s’enchainent. Tantôt, dans le cadre d’une symétrie parfaite, ce sont deux amazones qui réalisent des figures de dressage, tantôt c’est un écuyer qui présente un travail du cheval à pied. Courbettes, croupettes et cabrioles, marques emblématiques du Cadre Noir, entraînent chez les spectateurs des murmures d’admiration. Sur une carrière tantôt rose, tantôt orange, les tableaux s’enchaînent et racontent le quotidien et les journées de travail des écuyers. Pirouettes, piaffés, changements de pied au temps… Inlassablement, dans le manège, les cavaliers s’exercent et enseignent à leurs chevaux les bonnes attitudes, sous l’oeil attentif de l’écuyer en chef, le seul à se servir de rênes couleur or. Le nouveau spectacle du Cadre Noir emmène le visiteur dans son quotidien et lui fait comprendre combien ont été nombreuses les heures de labeur pour parvenir à réaliser la performance qui se déroule ce soir, sous ses yeux.

“Le culte de la tradition n’exclut pas l’amour du progrès”. Cette maxime énoncée par le Colonel Danloux, écuyer en chef de 1929 à 1933, a permis au Cadre Noir, au fil des années, de se renouveler et de présenter au public des performances actuelles. Durant la soirée, les amateurs de dressage se sont indéniablement régalés. Mais les aficionados du jumping ont également pu apprécier la connexion entre cavaliers et chevaux, capables de franchir un triple composé de trois petits arbustes ou d’obstacles dont les barres étaient maintenus par d’autres écuyers. Le travail en main, à la longe et aux longues rênes reste également bluffant. Bref, jeunes ou seniors, néophytes ou connaisseurs, le show, rythmé d’airs classiques et modernes, dont certains spécialement composés pour le spectacle, a régalé Gayant Expo. Entre rigueur technique et poésie, tradition et exigence sportive, le Cadre Noir est sorti de ses murs pour une fois de plus ravir ses admirateurs.

Toutes les infos sur la tournée du Cadre Noir : www.cadrenoir-tournee.fr