Les Grands Jeux Romains : l'événement de l'Antique...
mardi 07 mai 2019

Grands Jeux Romaisn NImes 2019
PAs moins de 36000 personnes se sont déplacées durant trois jours pour assister aux courses de chars, toujours spectatculaires © Florence Chevallier

Spectaculaire et franchement périlleuse, la traditionnelle course de chars romains s'est déroulée sous les hourra d'un public plus qu'enthousiaste dans le cadre des Grands Jeux Romains et du nouveau spectacle de 2h30 « Les Rois Barbares ». Le public captivé, a encouragé les auriges des trois chars, représentant les factions de trois quartiers nîmois, arborant chacun sa couleur ; en agitant leur « mappa », ces morceaux d'étoffe traditionnels utilisés par les romains (aujourd'hui remplacés plus prosaïquement par des serviettes en papier).

Au cours de la course, un des chars s'est même disloqué face à un public ébahi et conquis; encourageant à grand renfort de cris « l'aurige », meneur en latin, représentant sa couleur. Et c'est dans un rythme effréné que l'aurige Ange Ruiz a remporté la course, ravivant la passion, comme au temps des romains, du public nîmois pour les courses de chars. Près de 13000 spectateurs se sont déplacés pour chaque représentation, soit une fréquentation record au cours des 3 jours de 36000 personnes. 

« La course de chars ça fait vibrer les pierres des arènes », assure Ange Ruiz. Les accidents étaient d'ailleurs légion à l'époque romaine durant les courses. « On a voulu simuler les « naufrages », terme employé à cette époque, qui étaient nombreux durant les courses de chars romains » précise celui-ci ! Les cavaliers avec leurs chevaux, eux aussi avaient un rôle prépondérant durant les affrontements. « On ouvrait des lignes avec des cavaliers. Et c'est uniquement chez les gaulois que l'on utilisait des chars de guerre pour ouvrir des brèches ». Chez les romains, le char ne servait que lors des spectacles.

Ange Ruiz, de l'association Attelage en pays d'Arles, est bien connu du public car il participe régulièrement à des reconstitutions historiques ou a des spectacles romains avec ses multiples attelages qu'il fabrique lui-même. A l'instar de tous les reconstituteurs sous l'égide de Culture Espaces, qui travaillent en collaboration avec des archéologues et historiens tels qu'Eric Teyssier ou Eric Dars, Ange est un passionné. Il mène au cours des différents spectacles des chars à deux ou quatre chevaux, des « quadriges », char d'apparat de l'empereur ainsi que des chariots antiques bien sûr. Quant aux chevaux, ce ne sont que des chevaux de courses. « On les met là où on veut, dans les virages on serre très très prêt. On les place au centimètre près », explique avec beaucoup de précisions l'aurige Ruiz.

A noter, l'évènement fetait cette année sa dixième édition et atteint une renommée internationale... entre autres, jusqu'aux contrées australiennes !