« Nature » à Chantilly : un moment de grâce.
samedi 31 mars 2018

Nature Chantilly 2018
Nature Chantilly 2018 © RB Presse / Pascal Renauldon

Le nouveau spectacle du musée vivant du cheval à Chantilly met à l’honneur l’élégance des Lusitaniens et des Espagnols. Un grand moment, avec musiques originales, lumières délicates et costumes stupéfiants … au service de la haute école.

Une dame en vert absinthe coiffée d’un bouquet géant nous accueille avec un discours drôlatique truffé de jeux de mots champêtres… Le ton est donné. Plongez dans un bain de fraîcheur. Voici « Nature » ou les quatre saisons vues par l’équipe du musée du cheval. Les chevaux lusitaniens, pure race espagnole, trois ânes et un shetland font leurs numéros avec délicatesse, aux mains des 6 écuyères de la maison emmenées par Sophie Bienaimé-Renauldon, sous l’œil de sa sœur et metteur en scène, Virginie Bienaimé-Mouzy. 

On entre dans la pénombre, un dôme gris et blanc, c’est l’hiver, la neige tombe, le cheval gris tourbillonne en liberté … suit un duo complice de haute école … puis le travail des bûcherons sublimé comme un combat symbolique d’arts martiaux … des jeux avec des ânes … et à chaque séquence les musiciens Benoit Sarocchi et Jean-Lou Descamps, installés sur le bord de la piste, surprennent avec des sons bizarres, un peu barbares, inconnus, sortis des tambours comme du fond des âges, avec des cordes affolées et des voix rauques qui touchent aux tripes.

Enfin au printemps éclate la lumière sur les écuyères qui dansent avec des lusitaniens en liberté avant l’explosion estivale. Alors c’est l’apothéose en rose, fuchsia, carmin, rouge, écarlate, des tissus précieux qui glissent sur les croupes lors d’un carrousel plein de charme … On s’amuse au jardin, on travaille un peu dans les lumières éclatantes, avant de retomber peu à peu dans la pénombre et la nostalgie d’une valse triste car c’est déjà l’automne, mais on se laisse encore éblouir par les costumes incroyables et le niveau de dressage des chevaux : piaffer, pas espagnols, changements de pied pour chacun sans parler des séquences en liberté et des sauts…

Encore plus étonnant, le décor du dôme devient lui-même un personnage quand l’acrobate Edouard Gameiro (un élève de Frédéric Pignon) joue l’homme-oiseau. Il s’élève à des hauteurs vertigineuses pour virevolter entre ses rubans blancs. C’est lui qui signe la fin, par des mouvements de danse apaisée, planant au-dessus des six couples en rond à ses pieds sur la piste... 

Les dates 

  • Avril : 1.5.8.12.15.19.22.26.29
  • Mai : 1.3.6.8.10.13.17.20.24.27.31
  • Juin : 3. 7. 10. 14.21.24.28
  • Septembre : 16.20.23.27.30
  • Octobre : 4.7.11. 14.18. 21. 25. 28
  • Novembre : 1.4