La liesse dans le clan Bost

jeudi 18 août 2016

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Lors de l’épreuve de CSO par équipes de Rio, le clan Bost, à l’exception d’Olivier, aux côtés de ses cavaliers au Danemark, était réuni dans le salon familial de Barbizon. Lorsque la nouvelle de la médaille est tombée, Roger, Christiane, Nicolas, Kim, Margaux et Timothée ont pleuré de joie devant leur écran de télévision.

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Ecuries Bost

Roger et Christiane Bost

Roger Bost, le père de Roger-Yves Bost: "Cette médaille d'or, c'est le Graal"

« Cette médaille d'or, c'est le Graal, c'est fabuleux. La jument et le pilote ont été extraordinaires. Toute l'équipe a été formidable. On pleurait tous devant notre écran de télévision. J'ai été prendre ma tension après l'épreuve, je vous garantis qu'elle était haute ! » Roger ajoute « Pour Bosty, déjà champion du monde et champion d'Europe, être sacré champion Olympique à 50 ans c'est fantastique. Ces quatre cavaliers sont vraiment à part, ce sont des artistes. Ils sont dans une autre stratosphère. Comme disait Jean d'Orgeix, ils pensent et vivent cheval." Au Haras des Brulys, à chacun sa mission. Pour Roger, il s’agit de découvrir des chevaux à fort potentiel pour le haut niveau. « On doit les voir tous, les trier, et de temps en temps, on en trouve un exceptionnel. J'ai repéré Sydney une Prince à Fontainebleau sur les épreuves de jeunes chevaux. Il m’arrive de me tromper, mais j’ai tout de suite vu qu’elle avait quelque chose de spécial dans le regard, dans sa manière de faire, un tonus à tout casser, une capacité de récupération particulière. Elle avait été demandée par Ian Tops, mais heureusement, son propriétaire François Badel, qui l’avait débutée, l’avait confiée à Frédéric de Romblay que je connaissais bien parce qu’il avait travaillé pour moi. Au début, Sydney était ingérable, comme Myrtille Paulois, mais Bosty l'a complètement modelée. Ces chevaux délicats, il les monte entre deux et trois fois par jour, il les calme, les discipline tout doucement. Il a une patience incroyable. Aujourd’hui ce n'est plus la même jument. C'est lui qui s'adapte aux chevaux et non pas le contraire. » Roger le souligne, cette médaille ne devrait pas changer grand’ chose. « Bosty a déjà une dizaine de chevaux à tout casser. »

Christiane Bost, la mère : "décontractée pour la finale"

La maman du cavalier se dit, elle, évidemment très heureuse et fière de son fils, mais aussi totalement décontractée pour la finale individuelle de demain. « Pour moi, les Jeux sont faits. Quoiqu’il arrive, on a déjà la médaille, d'autant que les comptes sont remis à zéro.  La probabilité de décrocher une médaille par équipes, surtout avec tout ce qui leur est arrivé au départ, était mince, d’autant qu’ils étaient face à des équipes très fortes. Rien n'était gagné d'avance. En plus, Bosty avait eu moins de résultats dans l'année avec Sydney qui a aussi moins de métier que les autres. Et pourtant, je croyais en cette jument car elle est très courageuse, elle a du cœur, beaucoup de sang et de volonté, elle a cette espèce d'énergie incroyable pour sauver la faute. Je savais qu’elle tiendrait la route jusqu'au bout car en plus, elle résiste très bien à la chaleur, comme Bosty d'ailleurs. Il est passé vers midi et demi, à l'heure où il faisait le plus chaud. On le savait au départ, c'est pour ça qu'il l'a choisie pour partir là-bas. » Si Christiane et Roger ne sont pas allés à Rio, ils iront accueillir l'équipe de France à Roissy avec des drapeaux tricolores !  

Nicolas, le fils : "il m'a répété qu'il était super heureux de travailler avec moi."

Nicolas, qui travaille au quotidien avec son père Bosty, et monte ses chevaux lorsqu'il est absent, se dit lui aussi super heureux. « Mon père mérite cette médaille, notre famille aussi, cela prouve encore une fois qu’il est un champion. Au téléphone, il m'a répété qu'il était super heureux de travailler avec moi. Ma mère (Cyrille), mon père et moi nous avons fait le programme des chevaux ensemble toute la saison et les résultats sont là. Cela nous encourage à continuer, et en plus je pense que ce n'est que le début de cinq ou six ans au plus haut niveau avec de très bons chevaux, des propriétaires qui nous font confiance, et une belle perspective d'avenir. Sydney n'a que dix ans, il y aussi Sangria du Coty, Qoud’cœur de la Loge, et Pégase du Mûrier. C'est grâce à son piquet de haut niveau que mon père est en forme, et que depuis 2013 il n'a aucun doute dans son équitation, qu'il monte sans pression et relâché. Le système qui est en place fonctionne. Nous sommes très heureux de partager cette victoire avec toute l'équipe, nous avons aussi une pensée pour Simon.»

Propos recueillis par Béatrice Fletcher

Theault
Spécialiste du transport pour chevaux depuis 1924
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