Attelage : "cette année ou jamais"
vendredi 14 septembre 2018

Anthony Horde
Anthony Horde © DR

Benjamin Aillaud, Thibault Coudry et Anthony Hordé sont arrivés à Tryon le 11 septembre. Un départ dispersé et échelonné pour les chevaux, les équipes et les meneurs. Mais ils sont à l’unisson pour ne pas manquer l'échéance.

En attelage, la France a le vent en poupe, après les médailles internationales des jeunes et des attelages solo qui donnent le ton, trois teams sont aux championnats du monde : « c’est cette année ou jamais", explique Anthony Hordé. "On a les chevaux d’expérience, les voitures, les mécènes, les équipes. Pour cette discipline, véritable mode de vie qui exige un travail quotidien, l’entraîneur Félix-Marie Brasseur et la Fédération, avec Quentin Simonnet et les soigneurs, nous font progresser depuis 2012. Le dernier réglage à Lamotte-Beuvron fin août a permis de vérifier les choix. Tout a l’air bon. On s’entraide, l’info circule en confiance. On s’appelle tous les jours, on se prête voiture ou harnais, on connait tous les chevaux, on discute de tout entre nous. »

Agriculteur dans la Somme, soit installé le moins loin des aéroports, Anthony, s’est chargé de coordonner les départs : en effet les chevaux avec la vétérinaire et deux grooms ont décollé de Liège, puis les équipes et le matériel ont été regroupés chez lui pour partir d’un seul jet à Roissy. « On a tout vérifié ensemble, checké les équipements, le matériel de secours, les tenues … » Les résultats des CAI de Windsor, Saumur et Walkenward laissent espérer une médaille de bronze, mais les surcotes des Etats-Unis, sélectionnés comme pays hôte -non par le niveau- compliquent la donne (dressage noté à 32, ce qui est irréaliste. La France et la Belgique ont alerté la FEI à ce sujet, ndlr). Benjamin Aillaud se situe entre 40 et 50, Thibault Coudry juste derrière … Les Français sont forts au marathon et en maniabilité, mais comment rattraper 20 points de dressage ?

Anthony craint aussi le climat tropical qui risque d’être lourd. Alors que les écuries sont climatisées, les chevaux pourraient suffoquer ou manquer de tonus. Il compte sur ses habituels Colin et Lofy (plus Ben Johnson en réserve) et les deux achetés en mai à l’IFCE, qui les avaient confiés à Benjamin : « ils ont l’expérience, ils sont calmes et bien mis. » Il part avec son épouse Carole et ses grooms Pauline et Yann.

Rendez-vous pour les épreuves de dressage le 21, le marathon le 22 et la maniabilité le 23 septembre.