CHI de Genève : Boyd Exell, encore !
dimanche 11 décembre 2016

Boyd Exell
Boyd Exell, vainqueur de l'étape Coupe du Monde d'attelage de Genève. © Photo Elodie Mas

Le n°1 mondial, Boyd Exell, a une nouvelle fois dominé l’étape Coupe du monde de Genève ce dimanche matin, même si l’Allemand Georg von Stein (2e) lui a mis une sacrée pression en seconde manche ! Seul Français en lice, Benjamin Aillaud termine à la 6e place avec un jeune attelage.

Avec une faute en première comme en seconde manche, Boyd Exell a dû prendre encore plus de risques pour s’imposer lors de cette étape Coupe du monde d’attelage de Genève car l’Allemand Georg von Stein avait signé un super chrono de 135’’02. Mais au final, c’est quand même toujours l’Australien qui gagne… Cette fois-ci avec un chrono de 130’’04. « J’espère que Georg et Jozsef (Dobrovitz junior, 3e, ndla) ne seront pas là l’an prochain », a-t-il lancé en conférence de presse pour souligner que, même s’il collectionne les victoires, la concurrence se durcit. Quant au secret de la longévité de ses chevaux, car il en avait deux âgés de dix-huit ans dans son attelage du jour, Boyd Exell répond simplement : « un bon maréchal, de la bonne nourriture et un bon entraînement, c’est le seul secret ! » 

Benjamin Aillaud : « Je me remets à fond dans la compétition »

Seul Français engagé, Benjamin Aillaud (6e) n’a pas accédé à la seconde manche, réservée aux trois meilleurs, mais il était content du comportement de ses chevaux. Samedi, ils avaient hésité sur l’entrée du pont et fait deux fautes, mais ce dimanche matin, ils ont bouclé un sans-faute en 150’’15. Mieux, même s’il reste à près de 20 secondes des leaders... « C’est la première réelle épreuve indoor qu’ils font. Ils sont jeunes (sept et huit ans, ndla) et ne sont pas encore des spécialistes mais ils ont toutes les qualités pour faire ce genre d’épreuve. Ils sont déjà très précis et techniques dans les enchaînements, mais ils doivent apprendre à se déplier davantage. C’est dans les grandes lignes droites que j’ai surtout perdu du temps. Ils doivent gagner en puissance et en vitesse. »

Le Français participera à l’étape de Bordeaux, début février, où il espère mieux s’illustrer, d’autant que la piste plus petite sera un avantage avec son jeune attelage. En parallèle, il prépare les Arabo-frisons confiés par le Haras de la Pourcaud pour les championnats d’Europe programmés en août à Göteborg. « Nous avons déjà terminé 11e du championnat du monde en septembre, mais ils ont encore une grosse marge de progression », annonce Benjamin Aillaud, qui se partage entre Bergerac, où sont basés ses chevaux de compétition et Montauban, où il entraîne ses chevaux de spectacle. « Je continue évidemment l’événementiel, mais je me remets à fond dans la compétition ! »