Burghley : Cédric Lyard, 8e après un cross mouvementé
samedi 03 septembre 2016

burghley 16 Christopher Burton/Nobilis 18
Christopher Burton et Nobilis 18 © FEI

Sous une pluie battante, le cross s’est révélé aussi difficile que l’avait prédit Mark Phillips. Sur les 68 couples au départ ils ne sont que 40 à finir (7 chutes de cavaliers, 5 chutes de chevaux, 4 éliminés, 12 abandons) et aucun n’est dans le temps de 11’11’’. Celle qui se rapproche le plus du temps 0 est connue pour ne pas se perdre en route, la Néo-Zélandaise Jonelle Price avec Classic Moet (5e ici en 2015). Elle est 4e.

Le leader de cette journée est celui qui a explosé le record de Burghley en dressage, Christopher Burton/Nobilis 18. Les trois Français, eux, ont connu quelques déboires.

Le jeune Arthur Duffort termine 32e pour sa première participation en ne prenant qu’une option. « Je suis très heureux, la jument cherchait les obstacles et à aucun moment je n’ai eu un sursis. Il y a un monde fou, et en début de tour cela m’a beaucoup impressionné. Mais ça me donne aussi de l’adrénaline. J’ai dû me reconcentrer pour la suite du tour car c’est assez perturbant. Mais j’ai essayé de profiter et je suis très heureux. » Le Français avait décidé de ne pas courir le chrono et a pris ainsi beaucoup de temps. « Pour l’hippique, Golden Eclipse saute bien, d’autant mieux quand elle est un peu fatiguée. Ce qui sera le cas ! ».

Le deuxième Tricolore, Pascal Leroy, après un très bon début avec Minos de Petra, a préféré arrêté après le deuxième élément du n°24 (Discovery Valley). « Je n’avais pas eu une bonne place à l’obstacle précédant, le Burghley, précise Pascal. Minos a fait un très gros saut au 24 B et j’avais décidé qu’avec mon mauvais classement au dressage, j’arrêtais si je devais prendre une option. Je ne l’avais même pas marché à la reconnaissance. Après le B je n’ai pas pu tourner pour aller vers le C, j’ai donc préféré arrêter plutôt que d’avoir 20 pts de pénalités pour un dérobé. En plus, au gué (n°20-21) j’ai failli tomber comme cela est arrivé à beaucoup d’autres, car pour moi, le sol dans l’eau avait un trou (ce qu’a démenti Mark Phillips, arguant que c’était la faute des cavaliers qui n’étaient pas à leur place). J’ai donc décidé d’engager Minos à Pau, car il va très bien. »

Les deux autres Français en lice ont, eux, bien fini. Denis Mesplès a « retrouvé ses marques avec Oregon de la Vigne. Le tour est assez différent qu’en 2013, plus sinueux. Malheureusement, Orégon a fait un gros saut, comme Minos avec Pascal, au n°24. J’ai essayé quand même d’aller tout droit et j’ai eu une dérobade. Dommage. » Il termine 31e.

Le mieux classé est Cédric Lyard, 8e avec Cadeau du Roi (il était 11e après le cross en 2015). « Le cross est comme je le pensais, difficile ! Avec la pluie le sol est plus mou et ici le terrain est très bosselé. Les chevaux fatiguent davantage. En plus, j’ai cassé ma bricole. J’ai fait un nœud et je vérifiais de temps en temps qu’il tenait bien. Mais j’avais d’autres choses à faire ! J’ai senti que Cadeau fatiguait au contrebas (n°26), mais c’est un Pur-sang et il est reparti. Je l’avais mieux préparé que l’an dernier. Pendant trois semaines avant l’événement je l’ai sorti en trotting en montées et en descentes 20 minutes tous les jours en plus du travail du matin. »

Le challenge qu’il doit relever est d’être mieux classer que Joël Pons en 1976 (5e).

Mais les écarts pour l’hippique demain sont larges : environ 30 pts d’écart entre le 1er (Christopher Burton/Nobilis, 33,4 pts) et le 10e (Oliver Townend/Samuel Thomas II, 63 pts).

La journée de dimanche commencera avec la visite vétérinaire à 10h (heure français).

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