Alexandre Ayache: "Je veux montrer que je n'ai volé la place de personne"

mercredi 13 août 2014

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C’est sans langue de bois qu’Alexandre Ayache, le cavalier sudiste de trente-deux ans, récemment sélectionné en équipe de France de dressage aux Jeux Mondiaux, avec son étalon Hannovrien de dix ans, Lights of Londonderry (Wie Warina x Weltmeyer), dévoile son état d’esprit à l’approche de l’échéance.

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Christine Marquenet

Alexandre Ayache et Lights Of Londonderry

Quelle a été votre réaction suite à l’annonce de votre sélection en équipe de France ?

Ca fait toujours plaisir ! Maintenant qu’on est arrivé là et que la mauvaise pression est retombée, on apprécie. Jusqu’à maintenant on était aux pieds du sapin, aujourd’hui on peut ouvrir les cadeaux. C’est merveilleux ce qui nous arrive mais les stars ce sont les chevaux, pas les cavaliers.

D’autant que c’est votre première saison avec Lights of Londonderry ?  

Oui, c’est tout nouveau. Ce sont nos premiers gros concours, mais j’ai connu le cheval à ses trois ans, lorsque mon ami Jean-François Vesin l’a acheté, à peine débourré. Par la suite, j’ai eu l’opportunité de le monter à ses sept ans quand Jean s’est blessé au genou. C’est vrai que Light était assez compliqué au début, mais l’entente s’est faite et j’ai décidé d’en acheter la moitié. Le but était d’amener le cheval au moins jusqu’au Grand Prix, il en a fait huit depuis. J’y crois depuis qu’il est tout jeune. Ca fait trois ans que je dis que le cheval est une star et qu’on me rie au nez!

Qu’a-t-il de plus que les autres ?

Le rassemblé c’est son truc : piaffer, passage, pirouette... Il a un piaf/passage surréaliste ! C’est effarant de le voir faire, il le fait avec une facilité spectaculaire. Je n’ai quasiment pas besoin de lui faire faire à la maison. Il faut lui demander le minimum car il monte très haut, très vite. C’est enfantin avec lui, même ma nièce de six ans le fait piaffer mieux que moi ! 

Quel est votre système d’entraînement ?

Je n’ai pas d’entraîneur personnel car je ne peux pas me le permettre financièrement. On a mis en place un système d’entraide entre copains, avec Arnaud (Serre) et Marc (Boblet), on se jette un coup d’œil. Nous sommes vraiment amis avant d’être co-équipiers. On se dit les choses honnêtement pour se faire avancer mutuellement. Il faut qu’on se tire vers le haut entre copains, qu’il y-ait une véritable cohésion. Avec Light, on répète à la maison pour l’expression, mais j’essaye de garder le cheval frais. Après chaque session de travail, on va se promener vingt minutes. En rentrant de Deauville (juillet), il a fait une semaine de promenade et du paddock tous les jours. Ca fait seulement cinq jours qu’il est retourné en carrière, il faut qu’il conserve l’envie de jouer.

A l’approche des JEM, qu’avez-vous changé ?

Hier et ce matin (mardi), Jan Bemelmans est venu à la maison pour travailler les appuyers au trot qui nous ont coûté des points à Deauville. Le cheval avait tendance à mettre une foulée de passage mais on a réglé le problème. On a aussi amélioré le trot et l’attitude au galop. Je ne travaille jamais le cheval sous la contrainte et n’utilise jamais de stick, ni à la maison, ni en concours. J’essaie de conserver une équitation très simple. Jan a été agréablement surpris de l’évolution de Light. 

Comment s’organise le départ à Caen ?

On part en couple, il y a pire comme punition ! (Grete Barake, sa compagne sélectionnée dans l’équipe de dressage d’Estonie ndla).  Dimanche soir on sera au Mans jusqu’à jeudi pour le stage terminal. Ensuite nous irons directement à Caen, à partir de vendredi ils ouvrent la grande piste, ça permettra de la montrer aux chevaux. Mes parents et mes trois frères vont nous y rejoindre. Un ami d’enfance, Julien s’occupera de l’écurie et de la vingtaine de pensionnaires. 

Quels sont vos objectifs là-bas ? 

Personnellement j’espère passer au dessus des 70%, mais je reste lucide. Vu le niveau des autres couples, ils ne vont pas donner des 8 comme ça, il va falloir les gagner, mais jamais au détriment de mon cheval ! Je veux montrer que je n’ai pas volé ma place et que mon système fonctionne. Je veux pouvoir dérouler notre plus belle reprise de la saison. Par équipe, on connaît déjà le podium : Allemagne, Pays-Bas, Angleterre. Mais si tout le monde fait son job, on peut viser une quatrième place.

Propos recueillis par Jade Mathieu

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0Commentaires

DOMINIQUE C | 17/08/2014 15:27
bravo Alexandre bravo pour ton respect du cheval ta methode a deja porte ses fruits et bonne chance pour les JEM


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