Barbara Klinger : "Dirbini est pour moi un vrai challenge"
lundi 29 janvier 2018

Barbara Clement Klinger et Dirbini
La toujours souriante Barbara Clément-Klinger aux côté de Dirbini © FFE/PSV

De nombreuses fois membres de l'équipe de France Jeunes Cavaliers de dressage, Barbara Clément-Klinger semblait avoir trouvé en Ciska V Weltevreden une monture capable de la faire reconcourir au plus haut niveau. Sa jument de tête s'est malheureusement blessée en mai dernier, tout juste après avoir intégré la liste très fermée des couples JO/JEM. Une déconvenue qui n'a pas empêché la cavalière de se rendre au stage fédéral organisé au Mans mi-janvier avec les autres membres de l'équipe première.

Barbara Clément-Klinger est une habituée des stages fédéraux, auxquels elle essaye de participer un maximum. "C'est toujours passionnant de travailler avec Jan (Bemelmans, ndla). Et comme je suis installée dans le 78, entre Houdan et Rambouillet, Le Mans n'est pas trop loin pour moi, ce qui est pratique ! Mais ma jument de tête, Ciska, étant blessée, c'était tout de même une petite surprise d'être invitée à ce stage qui ne regroupait que des couples JO/JEM"

C'est ainsi avec Dirbini, une trois-quart soeur de Don Luis, championne de France des 7 ans en 2015, que la cavalière s'est rendue dans les Pays de la Loire cette fois-ci. "C'est une jument que j'avais initialement achetée pour faire du commerce. J'aimais beaucoup de choses chez elle mais elle est très difficile dans son équilibre à cause de son physique", explique la dresseuse. "Finalement je l'ai gardée pour moi et elle représente un véritable challenge : elle est généreuse, gentille et a toujours la volonté de bien faire mais à cause de sa morphologie, le travail au galop est compliqué. C'est difficile pour elle de se rassembler et de garder de l'activité dans les postérieurs. Je pense qu'elle va énormément me faire progresser"

Pour la cavalière, Dirbini est tout l'opposé de Ciska V Weltevreden, KWPN de 10 ans, avec laquelle elle intégrait le groupe JO/JEM au printemps dernier. "Ciska est une surdouée. Elle a couru son premier Grand Prix à 70% en ne forçant pas du tout. Elle avait une incroyable marge de progression mais elle est arrêtée pour un moment, et je prendrai tout le temps nécessaire avant de la reprendre, si je dois la reprendre...". Et c'est pour l'instant dans ses installations des Yvelines, axées sur le bien-être du cheval et composées entre autres d'une vingtaine de boxes, de 11 hectares et d'une piste de galop, que la jument effectue sa convalescence. "Nos écuries sont un peu spéciales ! (rires). Tous nos chevaux sont libres de rentrer et sortir de leur box (qui mesurent 4 mètres par 4) et ont chacun accès à un paddock en sable individuel qui donne sur les paddocks en herbe. Nos chevaux vivent donc dehors en permanence, sauf lorsque la météo est trop rude ou les nuits d'hiver où ils sont enfermés". La cavalière fait donc très attention au moral de ses pensionnaires, même si elle a conscience que ce système peut s'avérer risquer. "A vivre dehors, les chevaux sont mieux dans leur tête et leur physique, même si un accident n'est jamais à exclure. C'est peut-être d'ailleurs en mettant le pied dans un trou que Ciska s'est blessée..."

C'est donc sur l'atypique mais volontaire fille de Dimaggio que Barbara, compte pour la saison 2018, même si "avec elle j'ai des petits coups de mou de temps en temps et que je me demande si je ne lui demande pas des choses qui lui coutent trop. Je passe par de grosses phases de doute à certains moments. Mais de fait, je fais très attention à son physique. Au retour du stage, elle a par exemple eu quatre jours de travail très léger, entre stretching et ballades pour souffler un peu.". La cavalière de 38 ans pense également déjà à l'avenir et peut pour ça compter sur un Lusitanien de 7 ans actuellement au travail et qui "attaquera certainement les GP à 9 ans, parce que rien ne lui pose problème", conclut la dresseuse, diplômée du BE 2 et qui passe une grosse partie de son temps à enseigner.