CDI3* de Deauville: Débutant mais bon potentiel

samedi 20 juillet 2013 - Deauville (14)

  • imprimer

Le CDI 3* de Deauville n’a que deux ans, mais il a un bon potentiel, validé par ses 25% d’engagés et 3 nations (12 cette année) de plus qu’en 2012, et de bons jugements. Un peu comme les meilleurs chevaux du Grand Prix, plutôt jeunes, avec deux 10 ans et deux 8 ans dont les Français Robinson de Lafont, 2e, et Acropolis, 4e, dans les cinq premiers.

CDI Deauville 13- Philippe Limousin largeL

Pixelevent

Philippe Limousin et Rock’n Roll Star

Robinson de Lafont, (Lus de huit ans par Maestro JGB) n’a pas réitéré avec Arnaud Serre la reprise de Pompadour où il avait gagné avec 69, 85%, mais il plaît aux juges, comme le confirme Mariette Whitages : « C’est un cheval qui a de l’avenir. C’était le seul (sur 26 partants) à être vraiment assis dans son piaffer qui est superbe, comme son passage. Mais on voit qu’il manque d’expérience ». Ainsi, les pirouettes sont bonnes, mais les petits problèmes dans le galop à l’entrée et à la sortie du mouvement font baisser la note, comme la résistance à la main dans le reculer « qui ne peut obtenir plus de 5 et fait baisser la note de soumission de 8 à 7 » ? C’est aussi le cas du premier arrêt « où il ne pose pas franchement son postérieur gauche et repart un peu flottant ».

Arnaud Serre et Bernard Bosseaux bien placés

Mais avec les atouts déjà évoqués, ses belles lignes de changements de pied et un bon zigzag, Robinson obtient un 68,06 % et donne pleine satisfaction à notre entraîneur national Jan Bemelmans, au discours toujours positif, « car il faut regarder dans les grandes lignes. Robinson était un peu instable aujourd’hui dans le contact, mais tout le galop, le piaffer et le passage sont beaucoup plus au contrôle. Et sa volonté de faire, m’impressionne ». Si le cavalier était moins catégorique et regrettait notamment de ne pas être passé par les 10mn au terrain strictement semblable à la piste de présentation, le naisseur et propriétaire Sylvain Massa, aux anges, promettait le champagne pour le soir ! Toujours est-il que Robinson a montré qu’il méritait sa place de premier réserviste pour les championnats d’Europe. L’autre 8 ans français, l’élégant Acropolis (kwpn par San Remo) ne faisait là que son deuxième GP international après Vierzon avec Bernard Bosseaux, très content de sa reprise, tout comme Alain Francqueville qui a particulièrement apprécié son zigzag alors que ce mouvement est particulièrement difficile avec ses changement d’incurvation et de pied rapprochés. Il termine 4e entre  deux Allemandes, à presque rien de Carrie Schopf en selle sur un très joli Oldenbourg de douze ans (Sandro Hit), Sancisco, « le meilleur cheval du concours » selon Jan Bemelmans (après Robinson !), et le 10 ans Sommerliebe avec Ilka Boening. Juste derrière, sous la selle suisse de Veronika Marthaler, Dornroeschen, encore un prometteur 10 ans tout comme Dabanos d’04 sous celle de la Belge Ona Dewaegenaere. Des cavaliers peu connus avec des chevaux qui le sont encore moins, mais c’est tout l’intérêt de ces 3* parfois révélateurs de talents. En revanche, ce sont des casse-tête pour les juges : « On les connaît tous, déclarait après le GP Mariette Whitages qui fut présidente de la Commision de dressage FEI il y a quelques années, et avant de commencer à juger on les trouvait tous un peu pareil. Et, en effet, il y a des écarts importants dans les classements mais jamais plus de 2% de différence dans les moyennes ». En fait, il y avait tout de même le lot du début, et celui des derniers concurrents à partir, plutôt plus brillants, comme il est normal puisqu’ils apparaissent sur le carré dans l’ordre inverse de leur classement au ranking FEI.

Une victoire finlandaise

Et dans le lot des « meilleurs », un très joli bai de dix ans (né en Hongrie par Ginus), sans aucune faiblesse même s’il y a eu quelques fautes, s’est réellement distingué et remporte largement ce Grand Prix (71,72%) avec le discret Finlandais Henri Ruoste. Ce cheval a déjà pas mal voyagé, puisqu’après avoir fait son premier concours au Luxembourg avec Henri, il est parti au Brésil à Sao Paulo chez Jorge Ferreira da Rocha (qui fut propriétaire de  chevaux que montait Marietta Almasy dont le Pavarotti auquel la Fédération, dont le DTN était alors Philippe Thiébaut, avait refusé la participation aux JO de Sydney auxquels il était qualifié !). Puis, l’entente ne s’étant pas faite Jojo, qui est loin d’être affreux et est même plutôt très joli et talentueux, a retrouvé son cavalier il y a trois mois. Tout s’est si bien passé depuis puisque que le couple est première réserve pour la Finlande en vue des championnats d’Europe. Henri Ruoste, grand et fin jeune homme de trente et un an, très élégant à cheval, a lui aussi un peu roulé sa bosse : mis directement à cheval très jeune par sa mère, amateur de dressage, il est tombé et n’est pas remonté sérieusement avant douze ou treize ans ! Puis, décidant d’en faire son métier, il est parti en Grande-Bretagne chez un privé avant de revenir sur le continent en Allemagne. C’est là qu’il finit par installer un commerce de chevaux (une douzaine dans une écurie de Krefeld près de Dusseldorf) en association avec Jurgen Arl. Jojo est « un cheval qui est toujours au travail, toujours content et qui se donne à 150% » 
Parmi les 9 Français concurrents de ce Grand Prix, trois font un tir groupé derrière Françoise Kloninger et un Taurus complètement transformé physiquement et dans la qualité du travail présenté. Il termine à 66%, juste devant Sarah Casanova avec un Ulan, beaucoup plus stable, et Julia Chevanne qui a de nouveau connu avec Luciano un problème dans la dernière ligne alors qu’aux Bréviaires, où il gagne, et à Vierzon cette fatidique ligne finale semblait ne plus devoir leur faire perdre tant de points. Mais Julia qui poursuit visiblement d’autres objectifs s’en contrarie moins que pas le passé, car Luciano, longtemps victime de problèmes de santé n’a commencé ce niveau qu’il y a quatre ans (il en a dix-sept), mais « est en pleine forme et j’en profite. Il me permet de garder le contact avec le haut niveau, ce qui est important car ça évolue très vite. Et, dans ce métier, on n’a jamais fini de s’améliorer ». Le couple déroulera aujourd’hui samedi une nouvelle RLM, texte et musique. Quant au Grand Prix Spécial, il est prévu dimanche.

Philippe Limousin et Stéphanie Brieussel en Saint-Georges

Parmi les 9 Français du Saint-Georges qui s’était couru le matin (31  partants), Philippe Limousin finit 5e (67,68) avec son magnifique et tonique étalon Rock’n Roll Star (Joeris) devant le tout bon Amorak (Special D) de Stéphanie Brieussel, 67,52. Deux 8 ans que Jan Bemelmans a bien appréciés, tout comme Django ENE-HN que le cavalier du Cadre Noir, qui l’avait acheté pour les élèves du Pôle France, présentait aussi mais avec un peu moins de réussite.
C’est la Belge Dominique Mohimont qui a remporté avec sa toute bonne Zéphyr (kwpn par Jazz). Cette belle alezane de neuf ans « s’est toujours classée depuis qu’elle a commencé en international l’an dernier. Et cette année, elle a gagné à Nice et à Pompadour », des résultats qui récompensent un long et patient  travail avec l’aide de Tineke et Imke Bartels, car depuis son achat à deux ans et demi non débourrée « Zephyr a connu une grosse crise d’adolescence entre quatre et six ans et je continue à progresser doucement en faisant surtout beaucoup de stretching et peu les exercices », précise sa cavalière. Bien connue sur les carrés français, Dominique Mohimont était déjà venue l’an dernier à Deauville dont elle apprécie « l’organisation et en particulier la compacité, car on n’a pas à faire des kilomètres, terrains et écuries (145 boxes en dur réservés aux concours, ndla) étant très proches les uns des autres ». Un avis qui semble assez unanime et s’étend à Antoine Sinniger, « organisateur soucieux de ses invités », prêt à régler dans l’instant le moindre petit problème, comme le dira aussi Stéphanie Brieussel. Et c’est vrai que sous un soleil de plomb, heureusement rafraîchi par un léger vent, ce concours a belle alllure et affiche une convivialité bien agréable avec des terrasses d’où le spectateur peut suivre les reprises en partageant un petit verre avec ses amis à l’ombre des platanes, à moins qu’il ne préfère observer les concurrents au paddock, juste derrière les tentes des exposants.

Marie-Hélène Merlin

  • imprimer


On passe à table

Marine Haÿ vous emmène déjeuner chez un professionnel du monde équestre.
Dans l’intimité de sa cuisine, il se livre avec authenticité.

La semaine dernière
On Passe A table N48 - François Xavier Boudant

HS elevage

Guide de l'élevage

Recherchez un étalon parmi les 700 étalons du Hors-Série et obtenez des informations sur : la génétique, le prix de saillie, le type de monte, le propriétaire…

annuaire cheval

Annuaire du cheval

Recherchez une personne ou une société



ÉQUItagada
Equitagada 21 master la jambe fixe

Le Widget des actualités Leperon.fr

Les actus de Leperon.fr sur votre site

L’information de Leperon.fr, écrite par la rédaction des équipes de L’Eperon, mise à jour en temps réel, consultable gratuitement sur votre site internet.
>> Installer le widget Leperon.fr