Camille Jaguelin : "J'ai envie de prendre soin de Wimke"
mercredi 10 avril 2019

Camille Jaguelin et Wimke
Camille Jaguelin et Wimke © Coll.

Camille Jaguelin est l'un des jeunes espoirs tricolores en para-dressage. Lui et sa jument Wimke étaient au CPEDI 3* de Deauville le week-end dernier où ils ont fait résonner la Marseillaise vendredi avant de terminer troisième et deuxième les jours suivants. Le jeune cavalier a fait le point sur cette reprise et sur ses plans pour la suite.

L'Eperon : Vous faisiez votre rentrée international au CPEDI 3* de Deauville le week-end dernier, comment cela s'est-il passé ?

Camille Jaguelin : Cette reprise ne s’est pas vraiment déroulée comme je l’aurais souhaité. A la base je m’attendais à avoir de meilleures notes : 68-69 voire même 70%. J’ai été sur le podium, ce qui est bien pour la visibilité, mais il y a eu des erreurs de ma part que je ne fais pas d’habitude. Après c’est le jeu, nous reprenions la compétition et la jument a tout de même été trois jours sur le podium. 

Sur quels points devez-vous travailler encore pour dépasser les 68% ? 

Je dois obtenir une attitude stable de A à Z dans ma reprise et veiller à maintenir le chanfrein de ma jument à la verticale. Mon travail consiste aussi à reproduire les choses acquises à la maison. Je n’y suis pas parvenu à Deauville. Je ne sais pas si ce sont des erreur de jeunesse ou pas mais je suis très perfectionniste donc c’était un peu frustrant. Vendredi, je trouve que d’autres cavaliers auraient mérité de terminer devant moi. 

Vous aviez tout de même la satisfaction de retrouver Wimke, votre jument, qui s’était blessée l’année dernière en début d'année et qui n'avait pu prendre part aux JEM de Tryon (lire ici) ?

C’était une période compliquée mais tout est terminé maintenant, nous avons laissé cela derrière nous et nous sommes fixés sur les prochaines échéances. Nous avons fait le choix de ne courir que trois internationaux cette année. Nous étions donc à Deauville, c’était un beau concours qui nous a permis de travailler avec le staff fédéral. Ensuite nous nous rendrons en Italie et en Allemagne. 

Les championnats d’Europe sont-ils toujours un objectif ? 

Ma jument a quinze ans désormais et après ce qu’il s’est passé l’an dernier, j’ai avant tout envie de prendre soin d’elle. Par conséquent, nous avons choisi avec mon entraineur, Ludovic Martin, de ne pas la faire voyager au bout de l’Europe pour la préserver au mieux. Si j’ai l’occasion d’aller aux championnats d’Europe, ce ne sera pas pour y faire de la figuration mais pour faire des points et décrocher les 68%.