Ch Eu Herning Dress: L'Allemagne couronnée, trois pays rebattent leurs cartes

jeudi 22 août 2013 - Herning (DAN)

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234, 65 à 233,54, soit 1,11 point entre l’Allemagne qui gagne et la Grande-Bretagne, 3e. Du jamais vu ! La France garde sa 8e place du premier jour, ce qui dans ce concert de très haut niveau est déjà un bon résultat auquel il faut ajouter la qualification de deux cavaliers dans le GPS dans lequel trente concurrents seulement repartiront demain vendredi, dont deux Français.

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Marc Boblet

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« Quel spectacle ! s’exclame Isabelle Judet, juge en B, à sa sortie de cabane. Tellement de qualité, de si grands cavaliers, des chevaux si bien montés. Nous étions tous conscients que les trois meilleures équipes auraient aussi bien pu terminer dans l’ordre inverse », comme ce fut le cas déjà à deux reprises, en 2009 et 2011. Un sentiment vraisemblablement partagé par les cavaliers des trois équipes médaillées, notamment par Isabell Werth la plus ancienne et la plus titrée de tous (elle fut le pilier des dernières médailles d’or allemandes dont la dernière en 2005) qui déclarait en conférence de presse : « Nous rêvions d’or, mais nous savions que ce serait dur. Ce sont les championnats les plus excitants que nous ayons eus et Helen a fait un super boulot ».L’intéressée (voir ITV), qui termine 2e, assez loin tout de même de Valegro et Charlotte Dujardin (85,94 à 84,37%), savait qu’elle devait « faire un gros score pour amener son équipe sur la première marche, mais pas exactement combien de points » (il fallait un peu plus de 83% et elle conclut à 84,37). « J’ai de bons nerfs et j’ai éloigné la pression pou rpouvoir faire un bon test. Dès l’entrée, j’ai senti Damy complètement avec moi et prêt à tout donner ». En fait, tous les cavaliers avaient conscience de devoir faire de leur mieux pour amener leur équipe le plus haut possible. Ainsi de Charlotte Dujardin, qui a du coup enregistré son meilleur score en Grand Prix, et vraisemblablement un record mondial : « C’était fantastique et je voulais juste profiter du plaisir de monter Valegro ici. Il est de plus en plus fort. Il y a de plus en plus de confiance et il donne beaucoup ».Ces deux chevaux de tête sont des athlètes accomplis, puissants – surtoutValegro -, souples, sans aucune faiblesse, même si Damon Hill présente unpiaffer un peu moins brillant (ses seules notes inférieures à 8 sont là) que son illustre et olympique adversaire et reste de manière générale très légèrement en dessous dans presque toutes les figures, Valegro n’affichant qu’une noteinférieure à 8 (pas allongé).

Quelques uns des meilleurs moments

Au fil de la grosse trentaine de concurrents de cette deuxième journée de GP, il y eut de très beaux moments, mais quelques uns furent peut-être plus marquants que d’autres : les trots allongés d’Uthopia restent tout à fait exceptionnels, mais le petit étalon, que Carl Hester ne remonte que depuis sept semaines et encore rarement, a un peu regimbé dans les piaffers ce qui a coûté très cher ; ceux d’Undercover pourraient en revanche difficilement être meilleurs, même si Edward Gal plaisante sur les progrès réalisés par son protégé à chaque concours ce qui devrait les amener « à être fantastiques l’an prochain ! » ; les arrêts modèles de Don Auriello, auteur aussi de très beaux appuyers même si un peu en-dessous, bien sûr, de ceux des leaders ; les changements de pied de Digby par exemple, un cheval que l’équitation de Nathalie zu Sayn Wittgenstein met en valeur et a préservé. 

Parzival toujours brillant

Particulière fut l’émotion à l’entrée de Parzival, ce champion en titre que ses problèmes cardiaques ont failli empêcher de venir. Adelinde Cornelissen, qui le monte désormais avec une sorte de grosse montre de monitoring au poignet, est ainsi en confiance et, sauf les allongements au trot peut-être moins extrêmes qu’avant, tout le reste est équivalent, notamment ses splendides piaffers, passages, transitions, changements de pied, qui permettent à la Néerlandaise d’accrocher une belle 4e place dans ce Grand Prix. Tous les Français qui se trouvaient dans les tribunes, pas tellement plus pleines qu’hier, attendaient tout particulièrement deux cavaliers bien sûr, Jessica Michel et Marc Boblet. 

Deux Français accèdent au Grand Prix Spécial

Très concentrés tous les deux, chacun à sa façon, ils ont donné leur meilleur du moment, Marc réussissant même son score en Grand Prix, 70% tout rond soit une 23e place (c’est dire le niveau de l’épreuve !). Une belle performance, d’autant que Noble Dream Concept Sol a dû rentrer sur le terrain alors que le tonnerre d’applaudissements qui saluait le travail de Damon Hill n’était pas tout à fait retombé. Mais la jument est restée avec son cavalier, offrant de jolis passages et piaffers. En revanche, elle perd encore des points au galop, mais tout le travail à cette allure était aujourd’hui sans faute (voir ITV). Une allure qui n’a pas non plus rapporté beaucoup de points à Riwera, malgré de belles pirouettes. Avec un travail au trot, très légèrement en dessous de ce que le couple peut faire, la moyenne générale frise tout de même les 69% (68,87) ce qui laisse espérer un bon Spécial demain, quand la responsabilité par rapport à l’équipe ne nécessitera plus d’assurer. Car la Suisse, 9e à seulement 2 points de la France, imposait la prudence. L’essentiel est sauvé et même un peu plus puisque il n’y avait pas eu deux Français dans un Spécial depuis 1985. Tant cette 8e place (sur 14 équipes, soit deux de moins que le record de Rotterdam en 2011) que cette double qualification au GPS montrent l’amélioration du dressage français, que pondère Alain Francqueville (voir ITV) : « Notre place n’est pas suffisante. Il faudrait arriver à la 6e comme à HongKong (2008) et Aix la Chapelle (2006), et pour cela, il nous faut un ou deux chevaux à 72 ou 75%. Il ne faut pas rêver, mais travailler. Je compte beaucoup sur le travail technique avec Jan Bemelmans et sur la synergie entre cavaliers, entraîneurs et juges. » Cependant, en tant que chef d’équipe, Alain Francqueville se réjouit tout de même de l’homogénéité des résultats, 3,5% seulement séparant nos équipiers, et de l’ambiance qui règne dans le groupe France : « La sauce a pris. C’est dû à la présence des trois cavaliers qui ont l’expérience olympique, Karen Tebar, Marc Boblet et Jessica Michel. Une chose très positive pour l’intégration de nouveaux couples, comme Claire Gosselin, ici. » Il semblerait donc que la vie intérieure de l’équipe soit plus sereine qu’il n’y paraît, vue de l’extérieur. Et les résultats confirment cet effet positif de la vie partagée. 

Sur place, Marie hélène Merlin

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